Afrique australe

24 mars 2019 18:42; Act: 24.03.2019 18:49 Print

Rescapés du cyclone, menacés par les maladies

Près de deux millions de personnes sont affectées par le cyclone Idai au Mozambique et Zimbabwe. Des maladies comme le choléra sont une très grande menace.

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Le Mozambique a été le plus touché par le cyclone Idai.

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Les centaines de milliers de personnes affectées par le cyclone Idai en Afrique australe sont désormais menacées par une épidémie de maladies transmises par l'eau comme le choléra. Les autorités, qui ont encore revu le bilan à plus de 700 morts, sont sur le qui-vive. Près de deux millions de personnes sont affectées par le cyclone et ses inondations en Afrique australe. Au Mozambique, pays le plus meurtri par Idai, qui s'est abattu le 14 mars sur l'Afrique australe, «le nombre de morts a malheureusement augmenté», a annoncé le ministre de l'Environnement Celso Correia.

«Hier (samedi), on avait 417 morts et aujourd'hui on est à 446 morts» car «on a reçu des informations de zones qui étaient jusqu'à présent isolées», a-t-il ajouté depuis la ville de Beira (centre), partiellement dévastée par le cyclone. Au Zimbabwe voisin, des inondations catastrophiques et des éboulements ont fait au moins 259 morts, selon l'ONU, et près de 200 disparus, dont 30 écoliers.

Victimes en hausse

«Le bilan devrait encore monter puisque des zones jusqu'à présent isolées deviennent désormais accessibles», a prévenu dimanche le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha). Grâce à la décrue qui se poursuivait, les secours ont continué leurs opérations de distribution de nourriture et de reconstruction des routes.

Mais le gouvernement mozambicain et les humanitaires anticipaient également l'apparition de maladies transmises par l'eau, compte tenu des eaux stagnantes et de la promiscuité dans les centres d'hébergement.

Choléra et paludisme

«Il est inévitable que des cas de choléra et de paludisme apparaissent», a estimé le ministre Correia. «Un centre de traitement du choléra» était mis en place, a-t-il précisé.

La Croix-Rouge avait annoncé vendredi des premiers des cas de choléra au Mozambique, mais les Nations unies et Maputo ont affirmé ne pas en avoir, pour l'heure, enregistré. «Il y aura des maladies transmises par l'eau», a cependant prévenu Sebastian Rhodes-Stampa de l'Ocha. «Mais si on a des centres déjà en place, on sera capable de gérer la situation», a-t-il ajouté.

(L'essentiel/afp)