En Birmanie

20 novembre 2017 21:41; Act: 20.11.2017 21:47 Print

35 ONG appellent à une réunion d'urgence

Trente-cinq organisations non gouvernementales ont appelé à organiser une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur la crise des Rohingyas.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet

Ces ONG demandent la tenue d'une session spéciale du Conseil sur «la détérioration de la situation des droits de l'Homme en Birmanie», ont-elles indiqué dans un message envoyé aux 47 États membres de l'organe onusien. «Nous (...) exhortons vos délégations à soutenir la tenue d'une telle session dès que possible», poursuivent les ONG, parmi lesquelles figurent la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et la Commission internationale de juristes (CIJ).

«Vu les graves informations faisant état de violations des droits de l'Homme, dont des crimes contre l'humanité, commises par les forces de sécurité de Birmanie (...) et compte tenu de l'exode sans précédent de plus d'un demi-million de réfugiés rohingyas (...) au Bangladesh, nous pensons qu'une session spéciale est impérative pour lancer une action décisive», indiquent les ONG.

Rares réunions

Elles demandent au Conseil d'adopter une résolution exhortant notamment la Birmanie «à cesser immédiatement toutes les violations des droits de l'Homme» et «à permettre immédiatement aux organisations humanitaires internationales et locales d'accéder librement et sans entrave à toutes les régions du pays». Le Conseil des droits de l'Homme se réunit rarement en session extraordinaire.

Vingt-six sessions spéciales ont été organisées depuis sa création, en 2006. Une réunion spéciale peut être convoquée à la demande d'au moins un tiers des États membres, soit 16 États.

(L'essentiel/AFP)