Budget manquant

21 janvier 2018 11:35; Act: 21.01.2018 11:43 Print

Les États-​​Unis cherchent à sortir du «shutdown»

Faute d'accord politique au Sénat américain, le budget fédéral n'a pas été voté, ce qui entraîne la fermeture temporaire de nombreux services.

storybild

Le républicain Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, rend les démocrates responsables de la paralysie actuelle. (photo: AFP/Aaron P. Bernstein)

Sur ce sujet

Un nouveau vote est programmé pour lundi au Sénat américain afin de tenter de trouver un accord entre républicains et démocrates sur le budget du gouvernement et de sortir du «shutdown», la fermeture partielle des services fédéraux. Un an jour pour jour après son arrivée à la présidence, Donald Trump s'est trouvé confronté samedi à cette fermeture dont la durée, liées aux âpres négociations budgétaires en cours au Congrès, est imprévisible. En fin de journée, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a annoncé qu'il convoquait un nouveau vote, après celui de vendredi soir dont l'échec avait entraîné le «shutdown».

Au moment où les élus se retrouvaient au Congrès, le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a estimé que les démocrates étaient les seuls responsables de l'impasse politique. «Nous faisons de drôles de choses à Washington, mais là, c'est de la pure folie», a-t-il lancé. Pour Donald Trump, qui se targuait en campagne d'être passé maître dans l'art de la négociation, la pilule est amère. Le président, qui avait prévu de passer le week-end dans son club privé de Mar-a-Lago, en Floride, a annulé son déplacement.

La Statue de la Liberté fermée au public

Le dernier «shutdown» remonte à 2013, sous l'administration du président démocrate Barack Obama. Il avait duré 16 jours. Ses effets devraient être nettement plus marqués à partir de lundi si aucune solution n'a été trouvée d'ici là. Il se traduira par la mise au chômage technique de centaines de milliers d'employés fédéraux considérés comme «non essentiels». Les activités de nombreuses agences, comme les services fiscaux, seront réduites mais les services de sécurité seront globalement épargnés. Les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés. «Nous n'avons qu'une seule chose à faire: attendre et voir ce qui va se passer. C'est un peu effrayant», expliquait samedi Noelle Joll, employée fédérale de 50 ans contrainte au chômage technique à Washington.

À New York, la Statue de la Liberté était fermée au public pour le week-end. «Il y a des soldats américains qui s'apprêtent à passer six mois au Koweït et qui s'inquiètent de ne pas être payés tout de suite. C'est inconcevable», a déclaré le vice-président Mike Pence durant une escale à Shannon (Irlande). Donald Trump a multiplié samedi les échanges téléphoniques avec les ténors du Congrès mais aucun signe de progrès tangible n'était perceptible en milieu d'après-midi. Il accuse l'opposition de négliger les intérêts fondamentaux du pays: «Les démocrates sont bien plus préoccupés par les immigrants illégaux que par notre grande Armée ou la Sécurité à notre dangereuse frontière Sud», a-t-il tweeté.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • heng le 21.01.2018 14:55 Report dénoncer ce commentaire

    payer les fonctionnaires en faissant encore plus de dettes.. c'est pas la solution..

  • La Mouche le 21.01.2018 17:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    En gros, "C'est pas notre faute, ce sont les autres les responsables"... bravo, cest sur que ça va avancer comme ça...

  • Hop la le 21.01.2018 17:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La planche à billets verts est tellement usée que de toute façon le budget lui même est une farce. Ils n’ont plus un rond pour faire tourner le pays.

Les derniers commentaires

  • La Mouche le 21.01.2018 17:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    En gros, "C'est pas notre faute, ce sont les autres les responsables"... bravo, cest sur que ça va avancer comme ça...

  • Hop la le 21.01.2018 17:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La planche à billets verts est tellement usée que de toute façon le budget lui même est une farce. Ils n’ont plus un rond pour faire tourner le pays.

  • heng le 21.01.2018 14:55 Report dénoncer ce commentaire

    payer les fonctionnaires en faissant encore plus de dettes.. c'est pas la solution..