Corée du Sud

14 janvier 2021 08:12; Act: 14.01.2021 12:22 Print

L'ex-​​présidente Park fera bien 20 ans de prison

La Cour suprême sud-coréenne a définitivement confirmé jeudi la condamnation de l'ex-présidente Park Geun-hye, à 20 ans de prison, dans un scandale de corruption.

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L'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye arrive au tribunal à Séoul, le 25 août 2017. (photo: AFP/kim Hong-ji)

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La Cour suprême sud-coréenne a définitivement confirmé jeudi la condamnation de l'ex-présidente Park Geun-hye à 20 ans de prison dans le retentissant scandale de corruption qui avait précipité sa destitution en 2017. Cette décision vient mettre un terme à un long processus judiciaire qui avait suivi le départ de l'ex-cheffe de l'État au terme de mois de manifestations massives dans les rues.

Première femme élue présidente en Corée du Sud, Mme Park avait en 2018 été condamnée à 30 années de prison pour corruption et abus de pouvoir. Une série de recours et de nouveaux procès avaient par la suite ramené sa peine à 20 ans de détention. Jeudi, le dossier est revenu pour la seconde fois devant la Cour suprême qui a confirmé la peine de 20 ans. La haute juridiction a également approuvé les amendes et indemnités auxquelles l'ex-présidente doit renoncer, et qui s'élèvent en totalité à 21,5 milliards de won (16 millions d'euros).

«Liste noire»

Mme Park, qui boycotte de longue date les audiences en dénonçant une justice partiale, était absente jeudi. Elle a en outre été condamnée à deux années de prison pour des infractions aux législations électorales. Ces peines n'ayant pas été confondues, l'ex-dirigeante aura plus de 80 ans si elle purge l'intégralité des 22 années de prison auxquelles elle a été condamnée.

Mme Park avait été reconnue coupable d'avoir reçu ou demandé des dizaines de millions de dollars de conglomérats sud-coréens, dont Samsung Electronics, d'avoir partagé des documents classés secrets, d'avoir mis sur une «liste noire» des artistes critiques de sa politique ou encore d'avoir limogé des responsables qui s'opposaient à ses abus de pouvoir. Le scandale à tiroirs avait jeté une lumière crue sur les accointances troubles entre ces conglomérats familiaux et le pouvoir politique, au travers de Mme Park et de sa confidente de l'ombre Choi Soon-sil qui avaient accepté des pots-de-vin en échange de faveurs politiques.

Quatre ex-présidents condamnés

C'est dans la foulée de sa destitution que l'avocat de centre-gauche Moon Jae-in avait été porté au pouvoir en 2017 en surfant sur la perte de crédibilité des conservateurs. La Corée du Sud est connue pour la sévérité de sa justice à l'encontre des anciens chefs d'Etat. Au point que les quatre ex-présidents sud-coréens encore en vie ont tous été condamnés après la fin de leur mandat. L'ancien chef de l'État Roh Moo-hyun s'était suicidé en 2009 après avoir été interrogé sur des soupçons de corruption impliquant sa famille. La fin du processus judiciaire signifie que Mme Park peut désormais prétendre à une grâce.

Il y a quelques semaines, le chef du Parti démocrate (centre-gauche) au pouvoir, Lee Nak-yon, avait indiqué qu'il envisageait de «suggérer» une grâce pour Mme Park et pour Lee Myung-bak, un autre ancien président condamné. Mais ces déclarations avaient suscité une levée de boucliers à droite comme à gauche.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • EnEurope le 14.01.2021 08:54 Report dénoncer ce commentaire

    Pas de chance pour elle, elle se croyait en Europe

  • bonsens le 14.01.2021 14:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je sais pas ce qu’elle a fait mais ça me semble un peu excessif comme peine. Elle a tue personne

  • comble le 14.01.2021 14:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Depuis le début, déi Lénk a souligné la nécessité de protéger les salariés sur leur lieu de travail». Or, celui-ci «ne figure toujours pas au catalogue des mesures imposées par le gouvernement dans la 8e loi sur le coronavirus», critique le parti. «Ceci nous semble grossièrement négligent. Les récentes études démontrent que les infections ont principalement lieu en privé, mais aussi au travail».

Les derniers commentaires

  • comble le 14.01.2021 18:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si reportage doit être fait par des journalistes, le faire en entrant par la porte de service , horaire des employés. Car par la porte d entrée normal tout le monde aura son masque évidemment et se désinfectera les mains , mais allez donc constater la réalité par la porte de service ., tout est là.

  • Luther le 14.01.2021 15:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si seulement c'était comme ça à luxembourg

  • bonsens le 14.01.2021 14:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je sais pas ce qu’elle a fait mais ça me semble un peu excessif comme peine. Elle a tue personne

  • comble le 14.01.2021 14:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Depuis le début, déi Lénk a souligné la nécessité de protéger les salariés sur leur lieu de travail». Or, celui-ci «ne figure toujours pas au catalogue des mesures imposées par le gouvernement dans la 8e loi sur le coronavirus», critique le parti. «Ceci nous semble grossièrement négligent. Les récentes études démontrent que les infections ont principalement lieu en privé, mais aussi au travail».

  • comble le 14.01.2021 10:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @ en Europe: J espère que les juges ici ne sont ni corrompus ni racistes .lÇa serait le comble ! A Nice, le juge raciste persiste. Devant le tribunal, il a expliqué que «bougnoul» n'est pas péjoratif.