Saga diplomatico-judiciaire

25 septembre 2021 09:26; Act: 25.09.2021 13:32 Print

La «princesse» de Huawei et deux Canadiens libérés

Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms, a quitté Vancouver et pris le chemin de la Chine tandis que deux Canadiens ont été libérés de prison en Chine.

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Échange d'otages entre le Canada et la Chine. (photo: AFP)

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C'est une saga diplomatico-judiciaire de trois ans qui s'achève: la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, a pris le chemin du retour depuis Vancouver samedi à la faveur d'un accord avec les Etats-Unis, tandis que deux Canadiens ont été libérés de prison en Chine. Mme Meng, l'ancien diplomate Michael Kovrig et l'homme d'affaires Michael Spavor ont été libérés après des années de détention dans ce qui a été appelé la «diplomatie des otages».

Ces «trois dernières années, ma vie a été bouleversée», a déclaré devant la presse Mme Meng, 49 ans, surnommée la «princesse» de Huawei, qui a toujours nié les accusations et a plaidé «non coupable» vendredi. La fille du patron de Huawei a ensuite embarqué à bord d'un avion pour Shenzhen, recouvrant la liberté après trois ans d'assignation à résidence à Vancouver et échappant à une extradition vers les États-Unis qui voulaient la juger pour fraude bancaire.

(AFP)

Depuis son avion, Mme Meng a posté un message sur les réseaux sociaux chinois remerciant «le parti et le gouvernement». «C'est cette nuance de rouge brillant chinois qui (...) me conduit sur le long chemin du retour», a-t-elle écrit.

«En route pour la maison»

Quant aux «deux Michael», comme ils sont appelés dans leur pays, c'est le Premier ministre Justin Trudeau qui a annoncé vendredi à la presse la fin de leur détention. «Il y a 12 minutes, Michael Kovrig et Michael Spavor ont quitté l'espace aérien chinois, en route pour la maison», a-t-il dit, sans vouloir donner de détails sur les circonstances de leur libération, car «c'est une opération actuellement en cours». Ils sont attendus samedi au Canada, a-t-il précisé.

Les «Deux Michaels» ont été arrêtés quelques jours seulement après Mme Meng pour ce qu'Ottawa a qualifié d'accusations d'espionnage «inventées de toutes pièces». De son côté, Pékin a qualifié le cas de Meng Wanzhou d'«incident purement politique». Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a rapidement salué la décision des autorités chinoises de libérer les deux Canadiens après leur détention «arbitraire».

(L'essentiel/AFP)