Selon les États-Unis

07 mars 2018 07:27; Act: 07.03.2018 11:43 Print

Kim Jong Nam a bien été tué par Pyongyang

Washington a émis de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, l'accusant d'avoir tué le frère de Kim Jong-un avec une arme chimique.

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Les États-Unis ont déterminé que le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait été assassiné par le régime avec de l'agent VX, une substance neurotoxique, a indiqué mardi la porte-parole du département d'État dans un communiqué. Cette conclusion a déclenché l'application immédiate par Washington de nouvelles sanctions économiques contre la Corée du Nord, le jour même où la Corée du Sud indiquait que Pyongyang était disposé à aborder avec Washington la question de la dénucléarisation.

«Les États-Unis condamnent avec fermeté l'utilisation d'armes chimiques pour commettre un assassinat», a indiqué Heather Nauert, porte-parole de la diplomatie américaine, évoquant Kim Jong-nam, demi-frère en disgrâce de Kim Jong-un. Kim Jong-nam a été assassiné en plein jour le 13 février 2017 à l'aéroport de Kuala Lumpur, en Malaisie. Alors qu'il attendait un avion pour Macao, il avait été approché par deux femmes qui lui ont projeté une substance au visage, selon des images de caméras de surveillance. Il est décédé peu après lors de son transfert à l'hôpital.

«Mépris à l'égard des normes universelles»

Des traces de VX, un agent neurotoxique classé comme arme de destruction massive, avaient été relevées sur son visage et dans ses yeux lors d'examens médico-légaux. Washington a «déterminé» le 22 février 2018 que cette substance avait été utilisée «par le gouvernement de Corée du Nord» pour assassiner Kim Jong-nam, a précisé Mme Nauert mardi. «Cette démonstration publique de mépris à l'égard des normes universelles contre l'utilisation d'armes chimiques est une preuve supplémentaire de la nature dangereuse de la Corée du Nord et souligne que nous ne pouvons pas nous permettre de tolérer un programme d'armes de destruction massive nord-coréen, quelles qu'elles soient», a-t-elle poursuivi.

La législation américaine stipule que lorsqu'un pays, ou un dirigeant, enfreint l'interdiction américaine d'utiliser des armes chimiques ou biologiques, cela entraîne un arrêt des importations de ses produits. La Corée du Nord étant déjà frappée par de très strictes sanctions de la part des États-Unis et des Nations unies, la décision de mardi ne devrait avoir que très peu d'incidences. Le président américain Donald Trump avait auparavant salué les signes d'ouverture de la Corée du Nord sur un éventuel dialogue avec les États-Unis tout en appelant à la prudence dans l'attente d'avancées concrètes.

(L'essentiel/AFP)