Justice

21 janvier 2018 10:26; Act: 21.01.2018 10:52 Print

Une Allemande de l'EI condamnée à mort en Irak

Une femme qui était partie faire le jihad en Syrie et en Irak a été condamnée à mort par la justice locale. Une première pour une ressortissante européenne.

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Les forces irakiennes luttent contre le groupe terroriste État islamique et chassent ses membres. (photo: AFP/Haidar Mohammed ali)

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La Cour pénale centrale de Bagdad a condamné à mort dimanche une ressortissante allemande d'origine marocaine pour avoir rejoint le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak. C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne. La cour, chargée notamment des affaires de terrorisme, a condamné cette femme, dont l'identité n'a pas été précisée, à l'exécution par pendaison pour «soutien logistique et aide à l'organisation terroriste pour commettre des crimes», a précisé le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour.

«L'accusée a reconnu lors des interrogatoires avoir quitté l'Allemagne pour la Syrie puis l'Irak pour rejoindre l'EI, avec ses deux filles qui ont épousé des membres de l'organisation terroriste», a-t-il ajouté. En septembre, la même cour avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un jihadiste russe, arrêté à Mossoul, dans le nord du pays. En juillet, la justice allemande avait annoncé qu'une adolescente allemande de 16 ans ayant rejoint l'EI avait été arrêtée également à Mossoul. L'hebdomadaire allemand Der Spiegel avait alors affirmé qu'elle avait rejoint en détention à Bagdad trois autres Allemandes interpellées en juillet.

Les autorités irakiennes n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive des forces progouvernementales qui ont réussi à chasser l'EI de tous les centres urbains d'Irak en 2017. Mais selon des commandants irakiens et des combattants kurdes irakiens, des centaines de jihadistes se seraient rendus. D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la «vie civile».

(L'essentiel/AFP)