Coronavirus / Traitements

26 septembre 2021 11:59; Act: 26.09.2021 16:19 Print

Voici les «remèdes» prometteurs face au Covid

Alors que la plupart des gros laboratoires ont tout misé sur les vaccins, la recherche sur des médicaments capables de traiter le coronavirus est toujours à ses débuts.

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Archives/Photo d’illustration. (photo: AFP)

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La vaccination de plusieurs milliards de personnes en un an a éclipsé la recherche de traitements contre le Covid-19: contrairement à la première, la seconde n’avance que pas à pas, mais plusieurs pistes nouvelles sont source d’espoir.

CEUX QUI MARCHENT

- Corticoïdes: c’est le premier traitement à avoir été officiellement recommandé par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), en septembre 2020, uniquement pour les malades les plus gravement atteints. Sur la base de toutes les données d’essais cliniques disponibles, l’OMS recommande «l’administration systématique de corticoïdes» aux patients atteints par «une forme sévère ou critique» du Covid. Chez ces patients, ce traitement réduit la mortalité et aussi sans doute le risque d’être placé sous respirateur artificiel, selon l’OMS. Il permet en effet de combattre l’inflammation caractéristique des formes graves.

- Tocilizumab et sarilumab: ces médicaments sont des anticorps de synthèse, dits «monoclonaux», qui font partie d’une famille appelée «antagonistes de l’interleukine 6" (ou anti-IL-6). Ils sont recommandés depuis juillet 2021 par l’OMS, là encore pour les malades les plus graves. L’instance préconise que ces patients «reçoivent à la fois des corticoïdes et des anti-IL-6».

Initialement développés pour traiter la polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire, le tocilizumab (vendu sous le nom d’Actemra ou RoActemra par le laboratoire Roche) et le sarilumab (vendu sous le nom de Kevzara par Sanofi) sont des immunosuppresseurs. Comme les corticoïdes, ils combattent l’emballement du système immunitaire qui semble être la source des formes graves du Covid.

- Ronapreve: cette combinaison de deux anticorps monoclonaux (casirivimab et imdevimab) a été recommandée vendredi par l’OMS, mais seulement pour deux types de patients. D’abord, ceux «avec des formes non sévères du Covid qui sont à haut risque d’hospitalisation», comme les personnes âgées ou au système immunitaire affaibli (par un cancer ou après une greffe, par exemple).

Ensuite, les patients atteints «d’une forme sévère ou critique et qui sont séronégatifs», c’est-à-dire qui n’ont pas développé d’anticorps après l’infection ou la vaccination. C’est principalement pour les patients au système immunitaire déficient (les «immunodéprimés»), chez qui la vaccination n’est pas efficace, que ce traitement injectable suscite des espoirs. Il a été conçu par la société de biotechnologies Regeneron, en partenariat avec le laboratoire Roche. Obstacle de taille toutefois: son prix (2 000 dollars la dose selon les ONG), que l’OMS espère voir baisser.

CEUX QU’ON TESTE

- Antiviraux par voie orale: plusieurs laboratoires travaillent sur la piste d’antiviraux à avaler sous forme de comprimés. L’un des plus avancés est le molnupiravir (un partenariat entre la société de biotechnologie Ridgeback Biotherapeutics et le laboratoire MSD). Il fait l’objet d’essais cliniques sur des patients (hospitalisés ou non) et aussi en prévention chez des gens qui ont été en contact avec des personnes infectées. Les résultats pourraient être connus d’ici la fin de l’année.

La biotech Atea Pharmaceuticals et le laboratoire Roche évaluent l’efficacité d’un traitement comparable, appelé AT-527. Enfin, Pfizer met au point un médicament combinant deux molécules, dont le ritonavir, déjà très utilisé contre le VIH, le virus du sida. Le marché pour de tels traitements «efficaces et faciles à prendre dans les formes précoces du Covid serait potentiellement énorme», a récemment souligné l’infectiologue Karine Lacombe lors d’un point-presse de l’agence de recherche française ANRS/Maladies infectieuses émergentes. C’est pourquoi il faut «prendre avec précaution» les annonces parfois tonitruantes des industriels, et attendre les résultats des essais cliniques. D’autant que de manière générale, les médicaments antiviraux n’ont jusque-là pas été très convaincants contre le Covid.

- Anticorps de nouvelle génération: certains laboratoires planchent sur des anticorps monoclonaux à durée d’action longue. L’un, le sotrovimab, est développé par GSK et a été classé fin juin par la Commission européenne comme l’un des cinq traitements les plus prometteurs. L’autre, l’AZD7442, est un cocktail d’anticorps conçu par AstraZeneca, qui en a dévoilé des résultats préliminaires fin août. Le laboratoire assure qu’il peut être efficace en prévention du Covid chez les patients fragiles. Enfin, une société française, Xenothera, travaille sur un autre type d’anticorps de synthèse, dits «anticorps polyclonaux». Son produit, le XAV-19, est basé sur des anticorps d’origine porcine modifiés pour être «humanisés». Il est dans la dernière ligne droite de ses essais cliniques.

CEUX QUI NE MARCHENT PAS

Depuis le début de la pandémie, plusieurs traitements ont déçu. C’est le cas de l’hydroxychloroquine (promue par le chercheur français Didier Raoult), du remdesivir (initialement jugé très prometteur), de l’ivermectine et de l’association lopinavir-ritonavir (Kaletra de son nom commercial), utilisée contre le virus du sida. Au fil du temps, tous ont été déconseillés par l’OMS pour lutter contre le Covid. Ils ont pour point commun d’être des médicaments «repositionnés», c’est-à-dire initialement destinés à un autre usage mais testés contre cette nouvelle maladie.

«Repositionner un médicament, c’est ce qu’on fait en urgence au tout début d’une pandémie», a expliqué Karine Lacombe. Or, hormis les anti-IL-6, tous ont déçu, ce qui montre selon elle «la limite» des repositionnements.«C’est pour ça qu’on entre dans une autre ère thérapeutique en développant des médicaments spécifiques au SARS-CoV-2», le virus du Covid, a conclu la spécialiste.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • wake up le 26.09.2021 12:54 Report dénoncer ce commentaire

    ivermectine ? zinc + vitamine C ? regardez en Inde, et au Japon svp ...

  • cbl le 26.09.2021 12:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    N’importe quoi moi j’ai été guéri à l’hydroxychloroquine,j’avais les poumons atteints et je suis resté à l’hôpital 5 jours

  • jerry 57 le 26.09.2021 12:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    je croyait que le vaccin etait le seul remede miracle contre le covid...finalement j'ai bien fait d'attendre.

Les derniers commentaires

  • un peu de transpatence le 27.09.2021 17:52 Report dénoncer ce commentaire

    A quand une publication des déces par tranche d'ages et comorbiditée au Luxembourg ? Depuis 2 ans absolument aucune transparence la-dessus.

  • borko le 27.09.2021 16:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @mowgli: je viens de me taper 5 article en anglais pour vérifier votre commentaire. Je résume: vous dites des conneries. Oui il n'y a quasiment plus de cas positifs. grâce à la vaccination et au confinement. Pas à votre poudre de perlinpinpin.

  • SputnikV le 27.09.2021 16:40 Report dénoncer ce commentaire

    Depuis le 29 juin 2021 la commission européenne a imprimé qu'ils vont valider 5 traitements prometteurs pour le covid19. Avez-vous entendu quelque chose dans les médias auparavant. Non bizarre mais on pousse plus à se faire vacciner. Regardez ce lien https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_21_3299

    • LoJk le 27.09.2021 18:38 Report dénoncer ce commentaire

      Je cite votre lien "Les cinq produits se trouvent à un stade avancé de développement et ont de grandes chances de figurer parmi les trois nouveaux traitements contre la COVID-19 qui seront autorisés d'ici octobre 2021". Donc cette fois, pas grave de faire la pub pour des traitements encore en essai?

  • mich 39 le 27.09.2021 16:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    moi en mai j ai ete infecter par le covid le seul medicament que j ai öris c est de la paracetamol pour la fievre j etais un jour tres malade le lendemain plus rien alors guerrir sans prendre du je ne sais pas qoui ca vait qoui?

    • Apo Calypse le 27.09.2021 17:19 Report dénoncer ce commentaire

      @mich ça fait qoui qoui ... ? Vous avez des séquelles ?

  • Mowgli le 27.09.2021 15:22 Report dénoncer ce commentaire

    une bonne nouvelle, plus besoin de ces vaccins qui marchent mal (la 3e dose pour les gogos)! Cependant, peut on m'expliquer pourquoi l'Utar Pradesh (la province de l'Inde d'où vient le variant indien/Delta) a éradiqué le virus depuis qu'ils traitent uniquement avec de l'Ivermectine et des antibios qui ne marchent pas?

    • @Mowgli le 27.09.2021 16:44 Report dénoncer ce commentaire

      Parce que l'Utar Pradesh est devenu l'état le plus vacciné d'Inde depuis qu'il est classé prioritaire?

    • SputnikV le 27.09.2021 16:46 Report dénoncer ce commentaire

      Tres bon points, vous avez 100% raison. Il existe des traitements pour aider à ne pas mourir du COVID-19 mais on préfère vendre des soit disants vaccins au risque de faire plus mal que de bien. Regardez ce lien qui a été publié le 29 juin 2021 dont on aime pas en parler en publique. https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_21_3299

    • LoJk le 27.09.2021 18:41 Report dénoncer ce commentaire

      "à un stade avancé" ... " autorisés d'ici octobre 2021" On va quand même pas se jeter sur un produit encore à l'essai...