États-Unis

07 août 2018 07:26; Act: 07.08.2018 10:53 Print

Le tueur de Parkland entendait des voix

Lors de son procès, l'auteur de la fusillade du lycée qui a fait 17 morts en Floride, a déclaré qu'il entendait des voix qui lui ordonnaient de «tuer» et de «détruire».

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L'auteur de la fusillade du lycée de Parkland (Floride), qui a fait 17 morts en février, a déclaré qu'il entendait des voix. Celles-ci lui ordonnaient de «brûler», de «tuer», de «détruire», selon le procès verbal de la police publié lundi.

«Tuez-moi, c'est simple, tuez-moi», a déclaré le jeune homme alors que l'inspecteur qui l'interrogeait était parti lui chercher un verre d'eau qu'il avait refusé en répondant «Je ne le mérite pas», révèle le document. Nikolas Cruz, 19 ans, a ensuite confié à l'inspecteur John Curcio qu'il entendait depuis des années des démons qui lui disaient «d'acheter des armes, de tuer des animaux et de tout détruire».

«Que sont les démons ?», a demandé le policier. «Les voix», a répondu Nikolas Cruz. «Le mauvais côté». «Que vous dit la voix ?», a interrogé l'inspecteur. «Brûler. Tuer. Détruire», a répondu le jeune homme.

Antécédents psychiatriques

Le 14 février, Cruz est entré dans le lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland armé d'un fusil d'assaut semi-automatique AR-15. Il a tué 17 personnes et en a blessé une quinzaine.

Nicolas Cruz, dont la mère est morte en novembre 2017, a confié souffrir de dépression causée par la solitude et avoir tenté par deux fois de se suicider, dont une fois en ingérant une quantité excessive d'ibuprofène, deux mois avant le carnage de Parkland.

Malgré ses antécédents psychiatriques, Nikolas Cruz avait pu se procurer légalement un fusil d'assaut AR-15, arme qu'il est suspecté d'avoir utilisée lors de la fusillade. «Je trouvais ça cool», a-t-il répondu lorsque l'inspecteur lui a demandé pourquoi il avait acheté cette arme.

Le procès verbal, long de 217 pages et dont de nombreux passages sont censurés, a été publié lundi. La juge en charge du dossier a approuvé une motion présentée par plusieurs médias locaux, dont le Miami Herald et le Sun Sentinel, selon laquelle le public a le droit de connaître ce document.

(L'essentiel/afp)