En Tunisie

14 janvier 2021 11:43; Act: 14.01.2021 13:36 Print

Des rues vides pour le 10e anniversaire de la révolution

Le 10e anniversaire de la chute de Zine el Abidine Ben Ali en Tunisie sera marqué par des rues vides en raison d'un confinement, suite à l'aggravation de la pandémie.

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Quelques émissions spéciales mais pas de drapeaux ni de manifestations: le 10e anniversaire de la chute de Zine el Abidine Ben Ali en Tunisie. (photo: AFP/Fethi Belaid)

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Quelques émissions spéciales mais pas de drapeaux ni de manifestations: le 10e anniversaire de la chute de Zine el Abidine Ben Ali en Tunisie sera marqué par des rues vides en raison d'un confinement, suite à l'aggravation de la pandémie. «Normalement, on aurait manifesté sur l'avenue pour demander plus de justice sociale, car les gouvernements qui se succèdent depuis 2011 n'ont toujours pas pris en compte cette demande», explique Alaa Talbi, président du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, une ONG. «Mais ce 14 janvier je reste chez moi, pour la première fois depuis dix ans, car la crise sanitaire est grave», estime-t-il.

La Tunisie enregistre plus de 50 morts par jour, et des médecins alertent sur la difficulté croissante à trouver des lits pour les malades les plus graves. Un confinement de quatre jours démarre jeudi. Si la puissante centrale syndicale UGTT et les autres organisations ont renoncé à manifester vu la situation sanitaire, les revendications n'en restent pas moins fortes. La hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics, alors que la pandémie a encore accentué la précarité, nourrit une déception à la hauteur des espoirs nés en 2011.

«Déçus» mais «fiers»

Le 14 janvier de cette année-là, après plusieurs semaines de troubles déclenchés par l'immolation d'un vendeur ambulant dans l'intérieur du pays, une foule inédite se rassemble devant le ministère de l'Intérieur, centre névralgique du régime au cœur de la capitale. La colère contre la misère se tourne contre le régime, et le foule scande «Dégage». Le soir même, Ben Ali prend la fuite vers un exil doré en Arabie saoudite, où il est décédé en 2019, dans la discrétion.

Cette fuite après 23 années de règne a été suivie par des soulèvements dans plusieurs pays de la région et la chute d'autres autocrates considérés jusqu'alors comme inamovibles. Mais la Tunisie est le seul à avoir poursuivi sa démocratisation. «On peut être déçus, ça ne veut pas dire qu'on regrette: dix ans, c'est peu pour transformer un système en place depuis des décennies, et on peut être fiers des avancées», souligne M. Talbi.

«Nous avons instauré un nouveau système politique, nous nous sommes mis d'accord sur une Constitution, même si elle n'est pas encore complètement mise en œuvre, et nous avons respecté les échéances électorales», explique-t-il. «Maintenant, il faut une transition économique». La Tunisie, qui dépend largement des bailleurs internationaux, notamment européens, a achevé au printemps dernier un programme d'appui du Fonds monétaire international, sans avoir relancé son économie, et son budget 2021 est encore loin d'être bouclé.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • JIngsa le 14.01.2021 14:59 Report dénoncer ce commentaire

    La révolution de couleur, les manifestations, l'instabilité, etc. ça ne vaut rien. Mieux vaut un Président fort à vie, comme chez nous en Russie, le bien aimé Vladimir Vladimirovitch!

Les derniers commentaires

  • JIngsa le 14.01.2021 14:59 Report dénoncer ce commentaire

    La révolution de couleur, les manifestations, l'instabilité, etc. ça ne vaut rien. Mieux vaut un Président fort à vie, comme chez nous en Russie, le bien aimé Vladimir Vladimirovitch!