États-Unis

16 octobre 2017 12:41; Act: 17.10.2017 09:24 Print

Prouver qu'elle a bien été harcelée par Trump

La justice a ordonné à l'équipe de campagne de Donald Trump de lui remettre tous les documents en sa possession concernant les accusations de harcèlement sexuel.

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Summer Zervos accuse le président de comportement déplacé. (photo: AFP/Frederick M. Brown)

op Däitsch
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Cette injonction, faite en mars dernier à l'équipe de campagne de celui qui était alors officiellement devenu le nouveau président des États-Unis, a été émise par la justice américaine dans le cadre d'une plainte en diffamation déposée par Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de téléréalité «The Apprentice» présenté durant des années par Donald Trump, quand il n'était encore qu'un riche homme d'affaires. Cette plainte accuse le président des États-Unis d'avoir fait «plusieurs déclarations mensongères et diffamatoires» à l'encontre de Mme Zervos, après que celle-ci l'a accusé de l'avoir caressée et d'avoir tenté de l'embrasser de force, en 2007, dans un hôtel de Los Angeles.

L'injonction émise à l'encontre de l'équipe de campagne de Donald Trump oblige celle-ci à remettre à la justice l'ensemble des documents qu'elle pourrait détenir ayant un lien avec «toute accusation» ayant visé le candidat républicain durant sa campagne victorieuse de 2015 et lui reprochant «d'avoir soumis» une femme «à des contacts sexuels non consentis et/ou à des comportements sexuels inappropriés». Et ce, que ces documents concernent Mme Zervos «ou toute autre femme» ayant accusé M. Trump, insiste le document publié par le site d'informations BuzzFeed News.

De fait, Mme Zervos et plusieurs autres femmes avaient fait des accusations similaires visant M. Trump après la diffusion en octobre 2016 d'un enregistrement vidéo datant de 2005 dans lequel le futur candidat républicain se vantait «de pouvoir choper (les femmes) par la chatte». «Quand t'es une star, elles te laissent faire», ajoutait-il.

M. Trump avait banalisé ses déclarations comme de simples «propos de vestiaires» et avait contre-attaqué en qualifiant ses accusatrices de menteuses. Selon la plainte en diffamation déposée par Mme Zervos, «M. Trump était devenu totalement obsédé, qualifiant Mme Zervos et toutes ses accusatrices de menteuses ayant des arrière-pensées inavouées». M. Trump est «un menteur et un misogyne» qui a «dénigré et diffamé Mme Zervos avec des déclarations mensongères», ajoute cette plainte, citée par BuzzFeed.

(L'essentiel/AFP)