Drame aux États-Unis

16 février 2017 11:28; Act: 16.02.2017 12:01 Print

Un enfant tué par balle en direct sur Facebook

Un double meurtre, dont celui d'un petit garçon de 2 ans, a été diffusé sur Facebook Live mardi depuis Chicago. L'auteur du meurtre est recherché.

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La police de Chicago cherchait mercredi l'auteur d'un double meurtre, dont celui d'un bébé de deux ans abattu d'une balle dans la tête, une scène diffusée en direct sur Facebook qui a choqué l'Amérique. Le garçonnet, Lavontay White, se trouvait mardi à l'arrière d'une berline rouge en compagnie d'une tante de 20 ans et d'un homme de 26 ans. Ce dernier était la cible de ce règlement de compte lié à une guerre de gangs, a expliqué la police mercredi, précisant être à la recherche d'un tireur.

La jeune tante filmait l'escapade et la diffusait sur Facebook Live quand la voiture a été criblée de balles, dont une s'est logée dans la tête du bébé et une autre dans celle du jeune homme. Sur les images, on voit la jeune femme - blessée à l'abdomen - crier et s'enfuir du véhicule sous les tirs qui s'enchaînent, avant de s'engouffrer dans une ruelle de Chicago, qui a tristement redonné sens ces derniers mois à sa réputation de capitale du crime.

Chicago, capitale du crime...

«À un moment, cela doit s'arrêter», a déclaré, las, le chef de la police locale, Eddie Johnson. «Nos enfants ne devraient pas continuer de payer le prix de notre incapacité à tenir pour responsables de leurs actes les récidivistes» qui se servent d'armes à feu, a-t-il déploré mardi. «J'en ai assez, et je sais que Chicago en a assez» également.

Des incidents semblables se sont multipliés récemment à Chicago. La violence par arme à feu et les homicides ont atteint l'année dernière des proportions telles que le président Donald Trump, à peine arrivé à la Maison Blanche il y a trois semaines, avait menacé d'«envoyer les Feds» (NDLR: la police fédérale) si la ville n'endiguait pas le «carnage» en cours.

Avec 750 meurtres et quelque 3500 fusillades, Chicago avait renoué en 2016 avec des niveaux de violences jamais observés depuis deux décennies.

(L'essentiel/AFP)