En Italie

10 juillet 2021 22:10; Act: 11.07.2021 19:46 Print

Un «responsable» marocain de l'EI interpellé

Le Maroc a annoncé samedi l'arrestation en Italie d'un de ses ressortissants, présenté comme un responsable du groupe jihadiste État islamique (EI).

storybild

Le suspect, alias «Abi Al-Barae», avait réussi à immigrer illégalement en Europe depuis des lieux de combat sous contrôle de l'EI. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Le Maroc a annoncé samedi l'arrestation en Italie d'un de ses ressortissants, présenté comme un responsable du groupe jihadiste État islamique (EI), à l'issue d'une collaboration avec les services de renseignements italiens. Dans un communiqué, les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) ont indiqué avoir «procédé, vendredi, en étroite coordination avec les services de sécurité italiens en charge des affaires de terrorisme, à l'arrestation (en Italie) d'un citoyen marocain qui occupait des postes de responsabilité au sein de l'organisation terroriste "Daech" dans ses bastions traditionnels sur la scène syro-irakienne», utilisant l'acronyme en arabe de l'EI.

Selon la DGST, le suspect, alias «Abi Al-Barae», avait réussi à immigrer illégalement en Europe depuis des lieux de combat sous contrôle de l'EI. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par le Maroc, selon la même source qui a précisé que les autorités concernées travaillaient à «l'envoi du dossier d'extradition de l'intéressé». En février, un responsable des services antiterroristes marocains avait indiqué que plus de 1 600 Marocains avaient rejoint ces dernières années les rangs d'organisations terroristes, pour la majorité l'EI.

Parmi eux, 270 Marocains sont revenus des zones de combats (Syrie, Irak et Libye) et 745 y sont morts. Sur ceux revenus, 137 ont été traduits en justice. La guerre en Syrie à partir de 2011 a notamment permis l'expansion fulgurante de l'EI, qui a proclamé en 2014 un «califat» sur des terres conquises à cheval sur la Syrie et l'Irak. Le «califat» a été rayé de la carte en mars 2019 en Syrie, mais connaît une résurgence après avoir muté en organisation clandestine.

(L'essentiel/afp)