En Tunisie

12 janvier 2018 10:21; Act: 12.01.2018 11:08 Print

778 personnes arrêtées en moins de cinq jours

Près de 780 personnes ont été arrêtées en Tunisie, depuis le déclenchement lundi des troubles sociaux alimentés par des mesures d'austérité.

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Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khlifa Chibani, aucun acte de violence, de vol ou de pillage n'a été enregistré dans la soirée de jeudi dans le pays. (photo: AFP)

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Le mouvement «Fech Nestannew» («Qu'est-ce qu'on attend»), qui a lancé en début d'année la contestation contre la hausse des prix, a appelé à une nouvelle mobilisation, vendredi. Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khlifa Chibani, aucun acte de violence, de vol ou de pillage n'a été enregistré dans la soirée de jeudi dans le pays. Il a affirmé que les heurts entre jeunes et policiers avaient été «limités» et «sans gravité».

Il a pourtant ajouté que 151 personnes impliquées dans des actes de violence ont été arrêtées jeudi, portant le total des arrestations à 778 depuis lundi. Selon un correspondant de l'AFP à Siliana, une ville du nord-ouest, des dizaines de jeunes ont jeté des pierres durant environ trois heures, dans la nuit de jeudi à vendredi, sur des agents des forces de sécurité qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes.

Mobilisation sociale

La situation est en revanche restée calme à Kasserine, Thala et à Sidi Bouzid, dans le centre défavorisé du pays, ainsi qu'à Tebourba, ville à 30 km à l'ouest de la capitale, marquée par de nombreuses manifestations et heurts ces derniers jours, ont rapporté des correspondants de l'AFP et de médias locaux. Un protestataire est mort à Tebourba, lors des heurts dans la nuit de lundi. La banlieue de Tunis est aussi restée calme dans la nuit de jeudi à vendredi.

Les troubles alimentés par une grogne sociale persistante ont éclaté lundi, à l'approche du septième anniversaire de la chute du dictateur Zine el Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, chassé du pouvoir par une révolution réclamant notamment «travail», «dignité» et la fin de la corruption. Le mois de janvier est traditionnellement marqué par une mobilisation sociale en Tunisie, depuis la révolution de 2011.

(L'essentiel/AFP)