Bali

01 décembre 2017 10:08; Act: 01.12.2017 10:35 Print

Ils devaient se marier, le volcan modifie leurs plans

L'île connue pour ses cérémonies nuptiales et lunes de miel voit de nombreuses réservations annulées à cause du réveil du volcan du mont Agung.

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Les touristes se prennent en selfie devant le volcan.

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Tiarna Thompson avait tout préparé pour son mariage de rêve sur l'île paradisiaque de Bali, mais cette Australienne était loin d'imaginer que son rêve serait brisé par un volcan qui s'est mis à cracher des colonnes de cendres. Conséquence: son vol vers l'île la plus touristique d'Indonésie, très prisée pour les cérémonies nuptiales et lunes de miel, a été annulé. Du coup, la future mariée a dû changer rapidement ses plans et a choisi la Thaïlande pour sa cérémonie.

«C'est drôle de voir comment un volcan peut bouleverser nos projets et nos vies simplement comme ça», raconte Tiarna, depuis l'Australie, elle qui se serait mariée cette semaine à Bali si le mont Agung n'avait pas fait des siennes.

«Il avait 50 ans pour faire ça mais il attendu le jour de notre mariage»

Culminant à un peu plus de 3 000 mètres, le volcan s'est réveillé récemment et a commencé à cracher d'épaisses colonnes de cendres dans l'atmosphère, dangereuses pour les avions. Elles ont provoqué la fermeture de l'aéroport de l'île pendant trois jours en début de semaine et font craindre une éruption majeure pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle.

«Il avait 50 ans pour faire ça mais il attendu le jour de notre mariage», plaisante la jeune femme en référence à la dernière éruption du volcan en 1963, qui avait fait plus de 1 600 morts.

Le mont Agung a commencé à gronder en septembre, ce qui a eu des répercussions négatives sur la lucrative industrie du tourisme à Bali ainsi que pour les habitants, affectant des organisateurs de mariages et des centres de plongée sous-marine en passant par des agriculteurs contraints de vendre leur cheptel à prix réduits.

Le manque à gagner pourrait coûter à Bali jusqu'à 9 trillions de roupies (558 millions d'euros) si la situation du volcan se prolonge jusqu'à la fin de l'année, selon ministre du Tourisme, Arief Yahya.

Bali attire chaque année des millions de touristes à la recherche de plages paradisiaques et d'autres attractions sur la seule île essentiellement hindoue en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde. L'activité du volcan a un «énorme effet» sur l'industrie touristique, estime Ni Komang Astiti, employé au centre de plongée Dune Atlantis, dans le sud-est de l'île. «C'est une catastrophe naturelle, donc nous ne pouvons pas l'empêcher», dit-il.

(L'essentiel/nxp/afp)