États-Unis

04 novembre 2011 13:55; Act: 04.11.2011 14:09 Print

Condamné à mort, il veut que sa fille témoigne

Un Américain a assassiné une mère de famille et ses deux enfants. Sa fille de neuf ans pourrait témoigner lors de son procès, visant à déterminer s'il sera passible de la peine capitale ou non.

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Le père, William Petit, est le seul survivant. Komisarjevsky et son complice ont assassiné sa femme, Jennifer, et ses deux filles, Hayley et Michaela.

Une faute?

Un juge du Connecticut déterminera ce mois-ci si une petite fille de neuf ans pourra ou non témoigner lors du procès de son père. Surnommé «le monstre» par les médias américains, Joshua Komisarjevsky, 32 ans, a assassiné Jennifer Hawke Petit et ses deux filles, Hayley et Michaela, âgées de 17 et 11 ans.

La tragédie s’est déroulée en juillet 2007. Komisarjevsky et son complice, Steven Hayes, s'introduisent chez la famille Petit. La mère et la cadette de ses filles sont violées avant d’être étranglées. Les trois femmes sont encore vivantes lorsque les deux assassins mettent le feu à leur maison. Seul le père, William Petit, ligoté dans la cave, survit au drame.

Steven Hayes a déjà été condamné à mort. Pour tenter d’éviter la peine capitale à Komisarjevsky, les avocats de la défense ont déposé une assignation pour que la fille de ce dernier, âgée de cinq ans au moment des faits, puisse témoigner. Son témoignage pourrait être crucial. Pour la protéger, l’avocat représentant la fillette a demandé l’annulation de l’assignation, bien qu’il «ne sache pas ce qu’elle pourrait dire devant le tribunal», rapporte ABC. Il est désormais courant que des enfants témoignent lors d’un procès. Cependant, lorsqu’il s’agit d’une audience visant à déterminer s’il y aura ou non peine de mort, cela est extrêmement rare, souligne la chaîne de télévision américaine.

«Il est un père aimant»

La sœur de Komisarjevsky, Naomi, ainsi que sa tante Carli ont déjà témoigné. Elles ont affirmé qu’il était un père aimant et que s’il était condamné à mourir «cela ne serait pas une bonne chose pour sa fille». Elles ont déclaré qu’elles ne pensaient pas Komisarjevsky capable de tuer ces personnes et que c’était probablement Steven Hayes qui s’en était chargé.

Un mois avant le triple assassinat, Komisarjevsky avait gagné la garde exclusive de sa fille. Le jour du meurtre, il a envoyé ce message à son complice: «Mec, je suis en train de mettre ma fille au lit, attends-moi».

L'essentiel Online avec mri