Russie

18 janvier 2019 17:11; Act: 18.01.2019 17:39 Print

Collision en vol entre deux bombardiers russes

Un accident impliquant deux Su-34 de l'armée russe s'est produit vendredi, en Extrême-Orient. Les opérations de secours s'annoncent difficiles.

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Chaque Soukhoï Su-34 comporte en principe un équipage de deux personnes.

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Deux bombardiers Su-34 de l'armée de l'air russe sont entrés en collision, vendredi, lors de manœuvres en Extrême-orient, entraînant le lancement de difficiles opérations de secours dans les eaux glaciales de la mer du Japon pour tenter de sauver les pilotes, ont indiqué les autorités russes.

Les deux bombardiers sont entrés en collision et se sont abîmés en mer du Japon, près du détroit de Tatarie, entre l'île de Sakhaline et le continent, a précisé le Comité d'enquête dans un communiqué, annonçant l'ouverture d'une enquête pour infraction aux règles du trafic aérien.

L'accident a eu lieu vers 5h GMT (6h, heure du Luxembourg) à 35 km des côtes russes, selon le ministère de la Défense, cité par les médias russes. Les militaires sont parvenus à s'éjecter. L'un d'eux a été secouru en mer et évacué dans un état «satisfaisant», a indiqué la même source, qui avait dans un premier temps évoqué le sauvetage de deux pilotes.

Le nombre de pilotes portés disparus n'a pas été précisé. Chaque Soukhoï Su-34, un bombardier tactique, comporte en principe un équipage de deux personnes, un pilote et un navigateur.

«Conditions météorologiques difficiles»

L'opération de sauvetage implique six navires, trois hélicoptères et trois avions travaillant dans «des conditions météorologiques difficiles causées par un vent fort», a précisé l'armée russe, ajoutant que l'opération se poursuivait pendant la nuit.

«Le signal d'un flotteur de sauvetage d'urgence a été repéré dans la zone d'éjection des équipages», a affirmé la même source. L'armée a indiqué que l'équipement des aviateurs leur permet en théorie de survivre au moins douze heures dans des eaux froides. Selon les autorités russes, les deux appareils ne transportaient pas de munitions.

(L'essentiel/afp)