Aux États-Unis

28 octobre 2021 08:33; Act: 28.10.2021 11:34 Print

Une «cellule de crise» aurait piloté l’assaut du Capitole

Une «cellule de crise» dirigée par des conseillers de Trump depuis un hôtel de luxe de Washington est au centre de l’enquête parlementaire sur l’attaque contre le Capitole.

Sur ce sujet
Une faute?

Les avocats Rudy Giuliani et John Eastman, ainsi que Steve Bannon, proche allié de l’ex-président, se sont retrouvés au Willard InterContinental, tout près de la Maison-Blanche, avant et après l’assaut sur le siège du Congrès par des milliers de partisans de Donald Trump qui voulaient empêcher les élus de valider la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

Avec d’autres responsables républicains, ils sont suspectés d’avoir fait la liaison entre la Maison-Blanche et des groupes ayant participé à la grande manifestation «Stop the steal» (Stop au vol des élections) organisée le 6 janvier, selon la commission d’enquête spéciale de la Chambre des représentants, qui veut poursuivre Steve Bannon pour avoir refusé de témoigner.

Les explications de l’ancien conseiller de 67 ans, l’un des artisans de la victoire de Donald Trump en 2016, sont considérées comme essentielles pour comprendre ce que faisait l’hôte de la Maison-Blanche le jour de l’assaut. Steve Bannon est soupçonné par les parlementaires d’avoir joué un rôle «dans l’opération de communication de la campagne Stop au vol qui a motivé l’attaque» du Capitole, et d’avoir «participé aux événements ce jour-là» depuis la cellule de crise de l’hôtel Willard.

Diaporama: Une «cellule de crise» aurait piloté l'assaut du Capitole

«Lobbyistes»

Dans la période précédant le 6 janvier, des dizaines de proches de Donald Trump impliqués dans la tentative de renverser la victoire électorale de Biden ont à leur tour visité l’établissement, selon le journaliste indépendant Seth Abramson.

Sur son site Internet Proof, Seth Abramson cite notamment le conseiller politique conservateur Roger Stone, l’ancien porte-parole Jason Miller, le conseiller de campagne Boris Epshteyn et l’ex-directeur de la police de New York Bernard Kerik. La commission d’enquête veut déterminer leurs responsabilités, et celle de l’ancien président lui-même, dans l’attaque.

L’hôtel Willard est également cité dans le livre «Peril», des journalistes du Washington Post Bob Woodward et Robert Costa, qui raconte les dernières semaines du mandat de Donald Trump.

Selon eux, l’avocat John Eastman aurait élaboré un argumentaire juridique inédit permettant au vice-président Mike Pence de bloquer la certification par le Congrès des résultats de l’élection présidentielle en arguant de fraude - des accusations martelées par le camp Trump mais qui n’ont jamais été prouvées.

«Le moment de tout faire péter»

Le 5 janvier, Donald Trump avait annoncé à ses partisans que M. Pence avait accepté de bloquer le vote. Mais selon les auteurs de «Peril», le vice-président avait refusé cette option lors d’une rencontre le soir même.

Après l’entrevue, Donald Trump a appelé au moins une fois la «cellule de crise» de l’hôtel Willard pour «coordonner cette tentative visant à parler à la place» de son vice-président, a expliqué lundi Robert Costa sur MSNBC.

Relevés téléphoniques

À qui a-t-il parlé? Que se sont-ils dit? La commission d’enquête parlementaire souhaiterait obtenir les relevés téléphoniques des échanges liés aux événements du 6 janvier, et interroger d’autres personnes présentes dans l’hôtel. Selon «Peril», Steve Bannon a encouragé en décembre Donald Trump à utiliser les prétendues fraudes électorales pour empêcher le vote du 6 janvier.

Dans un podcast du 5 janvier, il prédisait la «victoire» de cette stratégie le lendemain. «Tout converge et c’est le moment d’attaquer», affirmait-il. Les opérations au Willard n’étaient pourtant pas un secret. En mai, John Eastman mentionnait sur une radio de Denver cette «cellule de crise de l’hôtel Willard (qui) coordonnait toutes les communications».

Les échanges entre la Maison-Blanche et les occupants de l’hôtel Willard auront en tout cas été déterminants pour l’attaque du lendemain, a estimé Bob Woodward lundi sur MSNBC. Steve Bannon et Donald Trump «ont réalisé que c’était le moment de tout faire péter, et c’est exactement ce qu’ils ont fait», a-t-il dit.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • dj1 le 28.10.2021 14:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    tais toi @Gilbert Si c est pour raconter des sornettes Arrête de faire l'autruche et sors la tête du trou Ça te permettra peut-être utiliser tes neurones

  • ClearView le 28.10.2021 21:39 Report dénoncer ce commentaire

    L'étau se resserre autour de Trump et de ses acolytes.

  • Elogique le 29.10.2021 07:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @L'epine dans le pied, "prétendu" tout simplement parce qu'il n'y a pas de preuve. Vous faites la même chose d'ailleurs, vous affirmez sans preuve. Vos croyances et certitudes ne vous dispensent pas de vous basez sur du concret... Sinon, c'est du complotisme (renseignez vous sur ce qu'est le biais de confirmation). Pour cette article par exemple, qui va plutôt dans le sens de ce que je pense de Trump, et bien les preuves sont pour le moment trop légère pour moi, je suspant donc mon jugement en attendant d'en savoir plus...

Les derniers commentaires

  • Elogique le 29.10.2021 07:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si vous faites référence au Winsconsin... Et bien c'est faux ! Le nombre d'inscrits pris en référence est celui de l'élection de midterm de 2018. Encore une fois, vérifiez avant d'affirmer et partager les informations que vous voyez sur les réseaux sociaux. Un des gros problème de ces réseaux, c'est de vous proposer du contenu en fonction de vos consultations précédentes, ça vous enferme dans une vision unique qui va dans votre sens. Prenez du recul et confronté vos certitudes avec honnêteté intellectuelle à d'autres arguments. C'est ça faire preuve d'intelligence : le dicton, "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis" vient de là

  • Elogique le 29.10.2021 07:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @L'epine dans le pied, "prétendu" tout simplement parce qu'il n'y a pas de preuve. Vous faites la même chose d'ailleurs, vous affirmez sans preuve. Vos croyances et certitudes ne vous dispensent pas de vous basez sur du concret... Sinon, c'est du complotisme (renseignez vous sur ce qu'est le biais de confirmation). Pour cette article par exemple, qui va plutôt dans le sens de ce que je pense de Trump, et bien les preuves sont pour le moment trop légère pour moi, je suspant donc mon jugement en attendant d'en savoir plus...

  • Concombre démasqué. le 29.10.2021 06:48 Report dénoncer ce commentaire

    Trump n'avait rien plagié.

  • ClearView le 28.10.2021 21:39 Report dénoncer ce commentaire

    L'étau se resserre autour de Trump et de ses acolytes.

  • J'ai comme un doute le 28.10.2021 15:21 Report dénoncer ce commentaire

    Quand, dans certains états, le nombre de votants est supérieur au nombre d'inscrits sur les listes électorales, il y a comme un problème. Quand, au moment du dépouillement, des centaines de milliers de bulletins de vote tous en faveur de Biden apparaissent subitement, il y a aussi de quoi s'interroger. Quand des personnes décédées votent, ou il y a un phénomène paranormal, ou j'ai manqué un épisode......Vraisemblablement, il y a eu fraude. La question n'est pas d'être pour l'un ou l'autre des candidats. La question fondamentale est le respect des lois et des procédures

    • Dean J. W. le 28.10.2021 18:51 Report dénoncer ce commentaire

      Oh que oui, il y a eu fraude! Vu du côté Europe, c'est le méchant Trump. Vu du côté US, c'est bien différent. Il a fait beaucoup pour nous. Les électeurs ne sont pas du tout prêts à admettre ce viol et ces magouilles des urnes.