CRISE EN SYRIE

15 février 2012 08:23; Act: 15.02.2012 11:43 Print

L'ONU s'apprête à condamner les répressions

L'Assemblée générale des Nations unies votera jeudi sur un projet de résolution condamnant la répression du pouvoir en place contre les civils en Syrie.

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L'Assemblée générale des Nations unies doit se prononcer jeudi après-midi sur un projet de résolution qui condamne la répression en Syrie, selon des diplomates. Une telle résolution n'aura toutefois qu'une portée essentiellement symbolique. Ces derniers jours, l'Arabie saoudite et le Qatar ont préparé un texte qui a été distribué mardi aux pays membres en vue du vote. Des diplomates tiennent pour acquise l'adoption de cette résolution, soutenue notamment par de nombreux pays occidentaux et arabes. La résolution exige du gouvernement syrien qu'il mette fin à ses attaques contre sa population civile, soutient les efforts de la Ligue arabe pour assurer une transition démocratique à Damas et recommande la nomination d'un envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie.

«Nous verrons si ce nouveau texte recueille plus ou moins que les 133 voix (sur 193 pays membres) recueillies par la première résolution» adoptée le 19 décembre 2011, par l'Assemblée pour dénoncer les violations des droits de l'homme en Syrie, a expliqué un diplomate. «Ce sera la mesure du succès mais cette fois-ci le contenu est plus politique», a-t-il souligné. La résolution ne fait pas allusion aux demandes arabes d'une force de maintien de la paix conjointe ONU-Ligue arabe, accueillies dans les capitales occidentales avec perplexité et prudence.

Pas de veto à l'Assemblée

Le Conseil de sécurité, qui ne s'est toujours pas exprimé depuis le début de la crise en Syrie en mars 2011, a été bloqué pour la deuxième fois le 4 février, par un double veto russe et chinois. Le nouveau projet de résolution est très similaire au texte bloqué mais à l'Assemblée, organe consultatif, le droit de veto n'existe pas.

Lundi, la Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, a préparé le terrain en accusant les forces syriennes d'avoir commis des crimes contre l'humanité. Elle a en particulier dénoncé des bombardements aveugles de quartiers résidentiels à Homs, qui ont fait selon elle plus de 300 morts. La répression a fait plus de 6 000 morts depuis mars, selon des militants syriens des droits de l'homme.

(L'essentiel Online/ats)