Piratage en ligne

11 novembre 2014 11:50; Act: 11.11.2014 13:11 Print

Vols de données par le wifi dans des hôtels de luxe

Des pirates informatiques ont mis au point un système permettant de dérober des données sensibles à de hauts dirigeants d'entreprise en pénétrant certains réseaux, a indiqué la société Kaspersky Lab.

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90% des piratages semblent être localisés au Japon, à Taïwan, en Chine, en Russie et en Corée du Sud, selon Kaspersky. (photo: Keystone)

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Selon un rapport de la société russe de sécurité informatique, la campagne de piratage baptisée Darkhotel «est tapie dans l'ombre depuis au moins quatre ans, volant des données sensibles à un certain nombre de dirigeants d'entreprise voyageant à l'étranger». Kaspersky a indiqué qu'environ 90% des piratages semblent être localisés au Japon, à Taïwan, en Chine, en Russie et en Corée du Sud, mais que les dirigeants pris pour cible arrivent des États-Unis et d'autres pays.

«Des milliers de piratages ont eu lieu», a précisé le rapport. «Les cibles les plus intéressantes incluent de hauts dirigeants des États-Unis et d'Asie qui font des affaires et des investissements dans la région» Asie-Pacifique. Les pirates pénètrent les réseaux wifi des hôtels, puis dupent les dirigeants en leur faisant installer des logiciels malveillants permettant d'accéder à distance à leurs données. «Ces outils collectent des données sur l'ordinateur et sa protection anti-logiciel malveillant, conservent toutes les saisies du clavier et cherchent les mots de passe dans Firefox, Chrome et Internet Explorer; les détails de connexion pour Gmail Notifier, Twitter, Facebook, Yahoo! et Google; et d'autres informations privées», selon le rapport.

«Après leur intrusion, les pirates effacent minutieusement tous leurs outils du réseau wifi de l'hôtel et se remettent à l'affût dans l'ombre», a-t-il poursuivi. Les cibles incluent notamment de hauts dirigeants d'entreprise, des directeurs de marketing et des ventes et des chercheurs de haut niveau travaillant dans des entreprises d'électronique, dans les équipements militaires, la finance, l'automobile et la pharmacie. Des responsables de services de police, de l'armée et d'organisations non gouvernementales ont également été visés.

(L'essentiel/AFP)