Syrie

28 février 2020 07:55; Act: 28.02.2020 09:47 Print

33 soldats turcs tués, Ankara riposte à Damas

Au moins 33 soldats turcs ont été tués jeudi, dans la province d'Idleb, dans des raids attribués au régime syrien par Ankara, qui a riposté en bombardant des positions de Damas.

storybild

Des combattants syriens soutenus par la Turquie conduisent un char dans la ville de Saraqib, dans la partie orientale de la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. (photo: AFP/Bakr Alkasem)

Sur ce sujet
Une faute?

Au moins 33 soldats turcs ont été tués jeudi, dans la province d'Idleb, dans des raids attribués au régime syrien par Ankara, qui a aussitôt riposté en bombardant des positions de Damas, faisant craindre une escalade et un nouveau désastre humanitaire. «À défaut d'agir rapidement, le risque d'une escalade encore plus grande augmente d'heure en heure», a mis en garde le porte-parole des Nations unies, Stephane Dujarric, qui a appelé «à un cessez-le-feu immédiat».

Lors d'une conversation téléphonique avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a condamné «les frappes aériennes aveugles du régime syrien et de son allié russe». Il a «exhorté toutes les parties à une désescalade de cette situation dangereuse, et à éviter que ne s'aggrave davantage la situation humanitaire épouvantable dans la région», selon un porte-parole de l'alliance, dont la Turquie est membre.

«Nos valeureux soldats se sont vengés»

«Nous soutenons notre allié de l'OTAN, la Turquie, et continuons d'appeler à un arrêt immédiat de cette offensive odieuse du régime d'Assad, de la Russie et des forces soutenues par l'Iran», a déclaré pour sa part un porte-parole du département d’État américain. Outre les 33 morts, une trentaine de militaires turcs ont été blessés dans des frappes aériennes attribuées par Ankara au régime syrien, qui ont visé la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Les blessés ont été rapatriés en Turquie pour être hospitalisés, a déclaré Rahmi Dogan, le gouverneur de la province turque de Hatay, frontalière de la Syrie.

Le chef de l’État, Recep Tayyip Erdogan, a convoqué un conseil de sécurité extraordinaire à Ankara. Signe que la situation risque d'empirer, la présidence a annoncé que l'armée turque bombardait dans la nuit de jeudi à vendredi, des positions du régime de Bachar el-Assad en représailles à la mort des soldats turcs. «Toutes les positions connues du régime (syrien) ont été prises sous le feu de nos unités terrestres et aériennes», a affirmé le directeur de la communication de la présidence, Fahrettin Altun, dans un communiqué. «Nos valeureux soldats se sont vengés», s'est-il réjoui. Le responsable turc a par ailleurs exhorté la communauté internationale, y compris la Russie et l'Iran, parrains de Damas, à «prendre leurs responsabilités» pour «faire cesser les crimes contre l'humanité que commet le régime».

Les lourdes pertes essuyées par Ankara, jeudi, interviennent après des semaines de tensions croissantes à Idleb entre les forces turques et celles du régime de Bachar el-Assad, qui se sont affrontées à plusieurs reprises. Ces bombardements meurtriers, qui portent à au moins 53 le nombre de militaires turcs tués à Idleb en février, risquent en outre de creuser un fossé entre Ankara et Moscou, principal soutien du régime syrien. Un nouveau round de pourparlers entre Russes et Turcs visant à trouver une issue à la crise d'Idleb s'est achevé jeudi à Ankara, sans annonce de résultat concluant.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Ynkev le 28.02.2020 10:36 Report dénoncer ce commentaire

    Les Turcs (Erdogan) doivent assumer.. "quand le vin est tiré, il faut le boire !"... - ils font de l'ingérence en Syrie, - ils ont pillé Alep, - pactisé et fait de la contrebande avec Daesh et consorts (tout ce qui ressemble à l'islamisme), - ils ont attaqué nos alliés Kurdes qui combattent Daesh, - ils ont sont pour parti responsable de l'échec de la rébellion démocrate syrienne en braquant le régime avec les Islamistes, - co-responsable par conséquent des déplacement de réfugiés qui ont fuit Daesh pour se réfugier dans des zones plus calmes puis pour partir en exil vers l'UE, -ect.

  • Bienfait le 28.02.2020 10:37 Report dénoncer ce commentaire

    Juste retour de baton pour les turcs. Les turs n'ont rien à faire en Syrie!

  • Rome le 28.02.2020 10:54 Report dénoncer ce commentaire

    La Turquie ne se bat pas contre les terroristes, elle essaie d'éliminer ceux qui se sont justement battus contre les terroristes, les kurdes.

Les derniers commentaires

  • MANS le 29.02.2020 00:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour ceux qui disent que la Turquie n'a rien à faire à Idleb en Syrie... (à une trentaine de kilomètres de sa frontière) N'oublions pas que la Turquie a plus de 900 kms de frontière avec la Syrie !!!meme si la Turquie a pas mal à se reprocher sur le dossier syrien elle est dans son droit de défendre ses terres... malheureusement ce n'est pas sans risque

  • pep le 28.02.2020 15:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    J’approuve votre commentaire

  • box le 28.02.2020 13:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Lucien calme toi , ne soyez pas raciste

  • Zeljko le 28.02.2020 12:51 Report dénoncer ce commentaire

    L'affaire est saine. Assad et Poutine méritent le prix Nobel de la Paix pour leur lutte contre les terroristes depuis presque 9 ans maintenant.

  • ClearView le 28.02.2020 12:33 Report dénoncer ce commentaire

    Officiellement, Erdogan veut créer dans le nord de la Syrie une zone pacifiée pour y abriter les réfugiées syriens. En réalité, il s'agit de conquérir du territoire syrien pour ainsi agrandir le territoire turc. Officiellement les russes soutiennent Bashar el-Assad pour lutter contre le terrorisme. En réalité, ils y sont pour pouvoir ouvrir des bases militaires au Moyen-Orient. Officiellement, les iraniens soutiennent Bashar El-Assad pour soutenir un régime frère. En réalité, il s'agit pour eux d'essayer de menacer Israel.

    • réalité le 28.02.2020 14:51 Report dénoncer ce commentaire

      Et pour vous quelle réalité?