Violences urbaines

29 mai 2020 14:30; Act: 29.05.2020 15:24 Print

500 soldats ont été déployés à Minneapolis

Après trois nuits de violences consécutives à la mort d'un homme lors de son interpellation, 500 soldats ont été déployés à Minneapolis pour rétablir le calme.

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Cinq cents soldats de la Garde nationale étaient à pied d'œuvre, vendredi matin, pour rétablir le calme dans la ville américaine de Minneapolis, après une troisième nuit de violences consécutives à la mort d'un afro-américain lors de son interpellation par la police, selon un communiqué militaire. Ces hommes de la Garde nationale de l'État du Minnesota «offriront un soutien aux autorités civiles, aussi longtemps qu'on le leur demandera, afin d'assurer la sécurité des personnes et des biens», précise le texte.

Ces hommes de la Garde nationale de l'État du Minnesota «offriront un soutien aux autorités civiles, aussi longtemps qu'on le leur demandera, afin d'assurer la sécurité des personnes et des biens», précise le texte. Le gouverneur de l'État Tim Walz avait signé un décret jeudi après-midi pour autoriser l'intervention de la Garde nationale. Pendant la nuit, des soldats ont déjà «participé à plusieurs missions» avec les pompiers et pour lutter contre les «troubles civils», précise le communiqué. Ils ont continué à affluer vers Minneapolis jusqu'au petit matin, jusqu'à être 500 «en position».

Des magasins pillés

Deux cents policiers de l'État, ainsi que des hélicoptères, ont également été mobilisés. Des manifestations contre les violences policières ont dégénéré pour la troisième nuit consécutive: un commissariat a été incendié dans les quartiers nord de la ville et une trentaine de magasins ont été pillés. Elles font suite à la mort, lundi soir, de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, qui semble avoir été asphyxié par un agent lors d'une interpellation musclée, selon une vidéo de la scène devenue virale.

Les quatre policiers impliqués ont été licenciés, et les autorités locales et fédérales enquêtent. Mais aucune inculpation n'a encore eu lieu, ce qui alimente colère et frustrations.

(L'essentiel/afp)