Californie

26 octobre 2020 23:02; Act: 27.10.2020 11:02 Print

60 000 personnes évacuées en raison d'un incendie

Un sinistre baptisé «Silverado Fire» s’est déclenché lundi matin, dans les collines d’Irvine, à proximité de Los Angeles. Attisé par des vents violents, il a parcouru 800 hectares en quelques heures.

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Le vent violent qui souffle sur la zone attise non seulement les flammes mais empêche aussi l’intervention des moyens aériens de lutte contre les incendies. (photo: KEYSTONE)

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Un feu de broussailles attisé par des vents violents s’est déclaré lundi matin, dans la région de Los Angeles. Il a provoqué l’évacuation de quelque 60 000 habitants de la ville d’Irvine, alors que la Californie était placée en alerte rouge aux incendies.

Le feu, baptisé «Silverado Fire», s’est déclenché à 6h47 heure locale (14h46 au Luxembourg) dans les collines d’Irvine, à environ 60 km au sud-est de Los Angeles. Il avait déjà parcouru 800 hectares quatre heures plus tard, ont indiqué les pompiers.

Le vent violent qui souffle sur la zone, avec des pointes à plus de 100 km/h, attise non seulement les flammes mais empêche aussi l’intervention des moyens aériens de lutte contre les incendies.

Par précaution, les autorités d’Irvine ont ordonné l’évacuation d’environ 60 000 habitants résidant dans des quartiers potentiellement menacés par les flammes. Toutes les écoles situées dans la zone, où le ciel était obscurci par d’épais nuages de fumée selon les témoins, ont également été évacuées, selon le sergent Karie Davies, de la police d’Irvine.

«On aurait dit que la nuit était tombée»

«C’était dingue. Même dans la voiture, les yeux, le nez et la gorge piquaient. On aurait dit que la nuit était tombée», a déclaré à l’AFP Frédéric Tournadre, expatrié français dont l’entreprise est située à Irvine.

Les locaux étaient situés hors du périmètre d’évacuation mais la direction a préféré demander à son personnel de quitter les lieux pour la journée. «Même dans les bureaux, on commençait à sentir une odeur» de fumée, a souligné Frédéric Tournadre.

Plusieurs autoroutes ont dû être coupées en raison de la progression rapide des flammes, sans pour autant gêner les évacuations. «C’est mauvais. Le feu se déplace plutôt rapidement et donc les fermetures aussi, tandis qu’il passe (les routes)», a expliqué Florentino Olivera, de la police routière de Californie.

Alerte rouge

Les services météorologiques ont placé une vaste région autour de Los Angeles en alerte rouge aux incendies jusqu’à mardi après-midi en raison des vents forts et très secs qui se sont mis à souffler. Des alertes similaires sont en vigueur dans la majeure partie de la Californie, notamment dans le nord de l’État.

Le phénomène est typique pour cette période de l’année mais cet épisode est particulièrement fort et réunit «les conditions les plus dangereuses pour les incendies que nous ayons vues depuis octobre 2019». Les flammes avaient alors provoqué des évacuations aux portes de Los Angeles, menaçant notamment le célèbre musée Getty.

En proie à une sécheresse chronique aggravée par le changement climatique, l’ouest des États-Unis a subi cette année des feux de forêt d’une ampleur exceptionnelle, avec 31 morts et près de 17 000 km² partis en fumée rien qu’en Californie, depuis le début de la saison. Certains des incendies géants qui se sont déclarés dans le nord de l’État en août dernier n’étaient toujours pas totalement contenus lundi.

(L'essentiel/afp)