Conflit syrien

11 août 2019 10:12; Act: 12.08.2019 11:11 Print

70 combattants tués dans des affrontements

En Syrie, de violents combats se sont produits samedi, tuant des combattants du régime ainsi que des membres de groupes jihadistes.

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En Syrie, le quotidien est toujours rythmé par de violents combats. (photo: AFP/George Ourfalian)

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Des affrontements entre les troupes du régime et des forces dominées par les jihadistes ont tué samedi 70 combattants dans le nord-ouest de la Syrie, où le pouvoir reprend peu à peu des localités. La majeure partie de la province d'Idleb et des zones des provinces voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié, sont dominées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et échappent toujours au contrôle du régime de Bachar al-Assad, huit ans après le début de la guerre. Des groupes rebelles sont également présents dans ces régions.

Samedi, les combats dans le nord de Hama, dans le sud d'Idleb et dans la région de Lattaquié ont tué 32 combattants du régime et 38 rebelles et jihadistes, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ces affrontements ont eu lieu alors que les forces du régime poursuivaient leur avancée à la frontière entre les provinces de Hama et Idleb. Les forces pro-Damas tentent d'encercler Khan Cheikhoun, non loin d'Al-Hbeit, après avoir repris ces derniers jours plusieurs villes et villages aux alentours, aux mains des jihadistes et rebelles.

Le régime a également mené des dizaines de frappes aériennes sur le nord de Hama et le sud d'Idleb, selon l'OSDH. Ces avancées à Idleb et Hama des troupes du régime sont les plus importantes depuis juin dans ces régions, a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie et la Turquie, qui soutient certains groupes rebelles, visait à éviter dans la région une offensive d'envergure du régime. Mais la région d'Idleb est la cible depuis plus de trois mois de bombardements quasi quotidiens menés avec son allié russe, qui ont tué plus de 790 civils, selon l'OSDH, et déplacé plus de 400 000 personnes, d'après l'ONU.

(L'essentiel/afp)