Tensions au Proche-Orient

08 avril 2018 13:01; Act: 08.04.2018 13:03 Print

«Il n'y a pas d'innocents dans la bande de Gaza»

Le ministre israélien de la Défense et dirigeant du parti nationaliste Israel Beytenou, classé à l'extrême droite, a affirmé dimanche que «tout le monde est connecté au Hamas» à Gaza.

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Cinq Palestiniens ont été tués et plus de 400 blessés par des soldats israéliens lors de protestations près de la frontière entre Gaza et Israël, une semaine après une journée particulièrement meurtrière lors de manifestations similaires. (photo: Keystone/Adel Hana)

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Sur la radio publique israélienne, Avigdor Lieberman - un ministre de la Défense controversé en raison de ses positions anti-arabes -, a déclaré dimanche qu'«il n'y a pas d'innocents dans la bande de Gaza. [...] Tout le monde reçoit un salaire du Hamas et tous les militants qui essaient de nous défier et de franchir la frontière sont des militants de la branche armée du Hamas», le mouvement islamiste qui contrôle ce territoire enclavé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée.

Israël a fait face à de vives critiques des organisations de défense des droits de l'Homme, y compris israéliennes, pour son utilisation de balles réelles contre les manifestants de la «marche du retour» organisée par les Palestiniens. Après la journée du 30 mars lors de laquelle 19 Palestiniens avaient été tués, l'Union européenne et l'ONU avaient demandé l'ouverture d'une enquête indépendante.

Critiques israéliennes aussi

Vendredi, au cours d'une nouvelle journée de manifestations marquée par des heurts, neuf Palestiniens, dont un journaliste, ont été tués. L'Union européenne s'est de nouveau interrogée sur l'usage proportionné ou non de la violence par Israël face à ces manifestations. Au total, en incluant deux Palestiniens tués au cours de heurts distincts, le bilan des Palestiniens tués depuis le 30 mars est de 30, selon le ministère de la Santé de Gaza. Il n'y a eu aucune victime côté israélien.

Israël affirme quant à elle que ses soldats ont ouvert le feu seulement par nécessité contre des protestataires tentant de s'infiltrer sur son territoire et pour empêcher des attaques. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu accuse le Hamas d'être derrière ce mouvement de protestation.

(L'essentiel/ats)