Syrie

10 novembre 2017 12:35; Act: 10.11.2017 16:39 Print

L'EI n'a pas dit son dernier mot et contre-​​attaque

L'organisation a mené une contre-offensive et repris près de la moitié de Boukamal au lendemain de son éviction de cette ville syrienne, la dernière qu'il contrôlait dans le pays.

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Délogé mercredi de Boukamal, l'EI y a repris du terrain. (photo: AFP)

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Le groupe État islamique (EI) a mené une contre-offensive et repris près de la moitié de Boukamal au lendemain de son éviction de cette ville syrienne, la dernière qu'il contrôlait dans le pays, rapporte vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«L'EI a contre-attaqué dès jeudi soir et a repris plus de 40% de la ville de Boukamal», dans l'est syrien, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Après une opération éclair, l'armée syrienne et les alliés avaient chassé le groupe ultraradical jeudi de cette ville. «Mais les jihadistes sont entrés de nouveau et ont repris de nombreux quartiers dans le nord, nord-est et nord-ouest» de la ville proche de l'Irak, précise M. Abdel Rahamane. «L'EI essaie de défendre son dernier bastion» urbain en Syrie, indique-t-il, assurant que de «violents combats» s'y déroulaient.

Plus que 30% de la province de Deir Ezzor

D'après l'OSDH, l'offensive pour la reprise de Boukamal a été menée notamment par des miliciens irakiens, des combattants du Hezbollah libanais et des Gardiens de la Révolution iraniens. Boukamal se situe dans la province de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie. L'EI ne contrôle plus que 30% de cette province, qui était totalement entre ses mains il y a encore quelques mois. Il y a été visé par deux offensives distinctes, l'une menée par l'armée de Bachar el-Assad, l'autre par les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les forces kurdes et appuyées par les États-Unis.

Les troupes gouvernementales, situées du côté ouest de l'Euphrate qui coupe diagonalement la province de Deir Ezzor, contrôlent 38% de cette région pétrolière. Les FDS, positionnées sur le côté est, contrôlent quand à elles 32%. Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime, le conflit en Syrie s'est complexifié depuis avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

(L'essentiel/AFP)