Iran/États-Unis

24 juillet 2018 07:35; Act: 24.07.2018 10:52 Print

L'Iran invite Trump à «faire attention»

Le ton monte, via tweets interposés: le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde d'une rare virulence contre l'Iran, à laquelle Téhéran a répondu du tac au tac.

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Le message menaçant de Donald Trump, envoyé tard dimanche soir, a suscité des interrogations sur la stratégie américaine face à la République islamique, l'administration Trump étant régulièrement soupçonnée de caresser l'espoir d'un changement de régime en Iran.

Dans un registre évoquant celui utilisé il y a un an face à la Corée du Nord, le président américain a appelé l'Iran à «ne plus jamais» menacer les États-Unis au risque d'en «subir les conséquences». «NOUS NE SOMMES PLUS UN PAYS QUI SUPPORTE VOS PAROLES DÉMENTES DE VIOLENCE ET DE MORT. FAITES ATTENTION !», a-t-il écrit dans un message adressé à son homologue iranien Hassan Rohani.

«FAITES ATTENTION !», lui a rétorqué quelques heures plus tard, exactement sur le même mode, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu hommage à la «position ferme» du président américain, ce message abrupt a aussi suscité une avalanche de questions sur sa portée exacte.

L'enjeu pétrolier

Interrogée sur les motivations du président, sa porte-parole Sarah Sanders a souligné que son «objectif ultime» était de s'assurer que Téhéran n'obtienne pas l'arme nucléaire et «la protection des Américains». Ce message est intervenu après un avertissement de M. Rohani au dirigeant américain, lui conseillant de «ne pas jouer avec la queue du lion» et assurant qu'un conflit avec l'Iran serait la «mère de toutes les guerres».

Le président iranien a en outre de nouveau averti que l'Iran pourrait fermer le détroit stratégique d'Ormuz, qui contrôle le Golfe et par où passe jusqu'à 30% du pétrole mondial transitant par voie maritime. Une menace qui a poussé le centre de réflexion International Crisis Group à relever le niveau de menace sur ce passage stratégique à «sévère».

(L'essentiel/afp)