Nucléaire nord-coréen

20 octobre 2017 13:36; Act: 20.10.2017 16:04 Print

La Corée du Nord avance trop vite pour la CIA

Dans un discours jeudi, Mike Pompeo n'a pas écarté l'emploi de la force pour empêcher la Corée du Nord d'obtenir un missile nucléaire.

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Mike Pompeo, le boss de la CIA, a évoqué le problème nord-coréen.

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Les États-Unis devraient se comporter comme si la Corée du Nord était sur le point d'obtenir un missile nucléaire capable de frapper des cibles américaines et faire en sorte de l'en empêcher, a estimé jeudi le directeur de la CIA. Il n'écarte pas l'emploi de la force. S'exprimant à l'occasion d'une conférence organisée à Washington, Mike Pompeo a assuré que le président américain Donald Trump était déterminé à empêcher la Corée du Nord de parvenir à ses fins.

Cependant, comme le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, qui participait également à la conférence, il a rappelé que l'hôte de la Maison-Blanche préférait parvenir à ramener la Corée du Nord à la table des négociations par la voie diplomatique ou les sanctions.

Les deux hommes ont toutefois averti que l'emploi de la force militaire restait une option pour empêcher Pyongyang de se doter d'un missile nucléaire de longue portée. «Ils sont assez proches maintenant des capacités (NELR: recherchées) pour que, d'un point de vue politique américain, nous nous comportions comme s'ils étaient sur le point d'atteindre leur objectif», a déclaré M. Pompeo.

Tempus fugit

Le directeur de la CIA a indiqué que les services secrets américains avaient surveillé le programme nucléaire nord-coréen par le passé, mais que désormais l'expertise de Pyongyang en matière de missiles était en train d'évoluer trop rapidement pour pouvoir prédire quand il aboutirait.

«Le président a été très clair», a-t-il ajouté. «Il est prêt à s'assurer que Kim Jong-un n'a pas la capacité à faire courir un risque à l'Amérique, par la force militaire si nécessaire». «Il nous reste du temps mais pas beaucoup», a souligné le général McMaster. «Le président n'acceptera pas que ce régime menace les États-Unis avec des armes nucléaires».

La Corée du Nord, qui a procédé récemment à un essai nucléaire et à des tirs de missiles balistiques, a affirmé lundi à l'ONU qu'elle ne rejoindrait pas une table de négociations sur ses programmes d'armement tant que les États-Unis conserveraient leur «politique hostile».

(L'essentiel/nxp/ats)