Procès des «Pussy Riot»

21 août 2012 09:26; Act: 21.08.2012 10:50 Print

«La pratique judiciaire ne peut pas être pire»

Le site Internet du tribunal qui a condamné à deux ans de camp trois membres du groupe Pussy Riot a été victime d'une cyberattaque mardi pendant quelques heures, annonce une porte-parole du tribunal.

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Le site du tribunal Khamovnitcheski de Moscou «a été visé par une cyberattaque», a affirmé la porte-parole, Daria Liakh. Une vidéo provocante du chanteur homosexuel bulgare Azis, (voir ci-dessous) des images tournant en dérision le système judiciaire russe de même qu'une nouvelle chanson du groupe Pussy Riot, intitulée «Putin lights up the fires» (NDLR: «Poutine met le feu»), y ont été visibles mardi matin.

Des slogans comme «La pratique judiciaire - Elle ne peut pas être pire» et «La bande de voleurs de Poutine pille le pays! Réveillez-vous, camarades!» ont aussi figuré sur la page d'accueil du site du tribunal. Par ailleurs, on a pu y voir un numéro de téléphone et les mots «Demande à Jenia (NDLR: diminutif du prénom russe Evgueni)». L'homme qui a répondu à ce numéro s'est présenté comme étant le blogueur Evgueni Volnov, et a affirmé ne pas savoir qui avait été derrière cette cyberattaque.

Il a toutefois laissé entendre que ses auteurs avaient ainsi souhaité montrer leur soutien aux trois jeunes femmes des Pussy Riot - Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina - condamnées vendredi dernier pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» à deux ans de camp par ce tribunal. «La réaction des hackers est bien compréhensible», a déclaré ce blogueur. Vers 08h30, le fonctionnement du site du tribunal a été rétabli.

La vidéo du chanteur homosexuel Azis qui s'est retrouvée sur le site du tribunal:

(L'essentiel Online/AFP)