Colombie

14 juin 2018 07:39; Act: 14.06.2018 10:31 Print

Plus d'un million de migrants vénézuéliens

De nombreux Vénézuéliens fuyant la crise politique ont migré en Colombie, depuis le début de la crise économique et politique qui secoue Caracas.

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Plus d'un million de Vénézuéliens fuyant la crise politique ont migré en Colombie, ces seize derniers mois. (photo: AFP/Joaquin Sarmiento)

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Plus d'un million de personnes ont migré du Venezuela vers la Colombie au cours des seize derniers mois, selon un bilan publié par le gouvernement, mercredi. La majorité d'entre elles fuit la crise politico-économique. Après un processus d'identification effectué dans 413 des 1 200 municipalités colombiennes, les autorités ont déterminé que 442 462 personnes bénéficient d'un permis de séjour et 376 572 autres n'en ont pas.

Ces deux catégories totalisent 819 034 Vénézuéliens, mais à «ce chiffre, il faut ajouter 250 000 Colombiens qui sont rentrés», selon un communiqué de l'unité nationale pour la gestion des risques et des catastrophes, chargée de l'enregistrement de ces migrants. Parmi eux, il y a 118 709 enfants. Bogota et les régions frontalières reçoivent la majeure partie de ce flux migratoire.

Vague migratoire historique

Sur le total des Vénézuéliens en situation régulière, «181 472 bénéficient d'un permis de séjour spécial pour travailler». Ils se trouvent dans la capitale, ainsi que dans les départements d'Antioquia (nord-ouest) et Atlantico (nord), a précisé le gouvernement.

La Colombie est confrontée à la plus importante vague migratoire de son histoire, du fait de la détérioration de la situation économique au Venezuela, pays qui compte les plus importantes réserves pétrolières au monde. Les deux pays sont séparés par une frontière longue de 2 219 km, sur laquelle il y a beaucoup de contrebande de drogues, marchandises et carburants.

Outre le recensement des migrants, le gouvernement du président Juan Manuel Santos a lancé un plan visant à répondre aux nécessités basiques de ces Vénézuéliens, programme auquel participent aussi l'ONU et l'Organisation internationale des migrations (OIM). Le chef de l'État colombien accuse son homologue vénézuélien, Nicolás Maduro, de cet exode. Il lui a demandé d'ouvrir un corridor humanitaire permettant de venir en aide aux habitants qui «souffrent de la pénurie et de la faim».

(L'essentiel/afp)