États-Unis

18 décembre 2017 19:12; Act: 18.12.2017 19:28 Print

Tensions autour d'ados détenues voulant avorter

Un tribunal de Washington a examiné lundi en urgence l'interdiction d'avorter imposée par les autorités américaines à deux adolescentes entrées illégalement aux États-Unis.

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Le débat fait rage au États-Unis. (photo: AP)

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Les deux jeunes filles de 17 ans, dont l'anonymat est préservé, ont chacune demandé à leur médecin respectif et à leur centre de rétention de pouvoir mettre fin à leur grossesse. «Elles sont déterminées dans leur souhait d'avoir une IVG», assure l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU).

Les autorités leur laissent le choix entre ne pas avorter ou accepter d'être expulsées pour obtenir ailleurs une interruption volontaire de grossesse. L'ACLU soutient que forcer une femme à mener à terme sa grossesse viole la Constitution. La juge fédérale Tanya Chutkan, qui a entendu les parties lundi matin, devrait rendre une décision rapidement.

Bras de fer avec l'administration Trump

Il y a quelques semaines, un dossier très similaire concernant une adolescente détenue au Texas s'est imposé comme la première grande bataille judiciaire autour d'un avortement sous la présidence de M. Trump. Cette mineure, identifiée par le pseudonyme «Jane Doe», a obtenu une IVG pratiquée en urgence, quelques heures seulement après avoir bénéficié d'un jugement favorable de la cour d'appel fédérale de Washington, siégeant en assemblée plénière.

Dans un recours de 130 pages adressé à la Cour suprême des États-Unis, le ministère américain de la Justice a ensuite accusé les défenseurs de la jeune fille d'avoir précipité son interruption de grossesse, sans leur laisser le temps de faire appel et de poursuivre la bataille judiciaire. Les avocats du gouvernement ont même demandé une sanction disciplinaire à l'encontre des avocats de l'ACLU, qui mène devant les tribunaux un vaste combat contre les politiques de M. Trump. Le gouvernement compte obtenir raison une bonne fois pour toutes devant la Cour suprême, à tendance conservatrice, alors que les opposants à l'avortement contrôlent la Maison Blanche et le Congrès.

(L'essentiel/AFP)