États-Unis/Grande-Bretagne

13 juillet 2018 07:18; Act: 13.07.2018 10:42 Print

Trump plombe le plan Brexit de Theresa May

Donald Trump a douché les espoirs de la Première ministre britannique Theresa May: il n'y aura pas d'accord de libre-échange avec Washington si elle maintient une relation économique étroite avec l'UE.

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Trump était en visite officielle en Grande-Bretagne. (photo: AFP/Niklas Halle'n)

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«S'ils font un tel accord, nous traiterions avec l'Union européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni, cela tuera probablement l'accord» que Londres souhaite ardemment conclure avec Washington, a-t-il prévenu dans une interview accordée au tabloïd britannique à grand tirage The Sun.

Le gouvernement britannique a présenté jeudi les détails de son plan sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit en mars 2019, qui prévoit de mettre en place une nouvelle «zone de libre-échange pour les biens», destinée à maintenir un commerce «sans friction» avec les 27 membres de l'UE.

Dans cet entretien accordé avant son arrivée jeudi après-midi au Royaume-Uni pour une visite officielle, Donald Trump a regretté que Theresa May n'ait pas écouté son conseil de se montrer plus dure dans les négociations avec Bruxelles.

Une claque pour Theresa May

«Je l'aurais fait très différemment. J'ai en fait dit à Theresa May comment le faire mais elle n'était pas d'accord», a-t-il dit, estimant qu'elle s'était engagée sur une voie ne correspondant pas au vote des Britanniques pour un retrait de l'UE, lors du référendum de 2016.

Les propos acerbes de M. Trump interviennent alors que le Royaume-Uni lui a déroulé le tapis rouge dans l'espoir de conclure un accord de libre-échange avec les États-Unis, «les plus proches alliés mais aussi les amis les plus chers» selon Theresa May.

Celle-ci a insisté sur la force du lien transatlantique, malgré une série d'accrocs depuis l'arrivée au pouvoir du milliardaire, en accueillant le président et son épouse Melania pour un dîner de gala à Blenheim, près d'Oxford, jeudi soir. C'est une claque pour la chef de l'exécutif qui tente de rassoir son autorité sur son parti conservateur divisé sur le Brexit.

(L'essentiel/afp)