En Ukraine

02 janvier 2018 16:26; Act: 02.01.2018 16:25 Print

Vague d'indignation après le meurtre d'une avocate

Le meurtre d'une avocate qui militait pour la défense des droits de l'Homme a suscité de vives protestations en Ukraine.

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Iryna Nozdrovska avait récemment reçu été la cible de menaces. (photo: AFP)

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Le corps d'Iryna Nozdrovska a été découvert lundi dans une rivière près de Kiev, alors que l'avocate de 38 ans était portée disparue depuis plusieurs jours. La police ukrainienne a indiqué dans un communiqué ouvrir une enquête pour «meurtre prémédité». Cet assassinat a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux où des appels à manifester ont aussitôt circulé. Plus d'une centaine de personnes se sont rendus devant le siège de la police régionale, scandant «Honte!» et réclamant justice.

Il s'agit d'un «défi pour l'État et d'un test de la capacité de la société de protéger ses femmes militantes et d'assurer la justice» en général, a déclaré sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine. L'ambassade américaine en Ukraine s'est également dite sur Twitter «choquée» par la mort de la militante, appelant à «traduire en justice» les coupables.

«Tu vas mal finir»

Iryna Nozdrovska avait consacré les deux dernières années à empêcher la libération de Dmytro Rossochansky qui avait mortellement blessé sa sœur dans un accident de la route en 2015. Condamné à sept ans de prison en juin, M. Rossochansky, neveu d'un juge, avait de fortes chances d'être amnistié et remis en liberté, jusqu'au rejet de son appel par la cour d'appel de Kiev mercredi dernier.

Ce rejet a été obtenu «essentiellement grâce» à l'implication personnelle de l'avocate, a indiqué dans un communiqué le groupe ukrainien pour la protection des droits de l'Homme de Kharkiv (KHPG), alors que le système judiciaire ukrainien est régulièrement accusé d'absoudre les personnes proches de hauts responsables. Mme Nozdrovska a reçu de «nombreuses menaces de la part de l'accusé et de sa famille», a affirmé le député ukrainien Moustafa Naïem. Selon lui, lors de la dernière audience du procès de M. Rossochansky, le père de ce dernier avait lancé à l'avocate: «Tu vas mal finir».

(L'essentiel/AFP)