En Irak

26 octobre 2021 18:23; Act: 26.10.2021 18:28 Print

Après la chute du débit, Bagdad accuse Téhéran

Côté irakien, le Sirwan présente un débit affaibli. Bagdad critique la construction de barrages côté iranien.

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Précipitations en berne, construction de barrages en amont en Iran: en Irak, des responsables ont déploré, mardi, la chute drastique du débit du fleuve Sirwan arrivant de chez le voisin iranien, un phénomène nuisant à l’agriculture et à la production électrique dans le pays en crise. Parti d’Iran, le fleuve Sirwan alimente le barrage de Darbandikhan, dans le nord-est de l’Irak, avant de continuer vers la province agricole de Diyala et de se jeter dans le Tigre. Mais son débit s’est considérablement réduit.

«Il y a eu une baisse sans précédent», reconnaît le directeur du barrage de Darbandikhan, Rahmane Khani. «Le niveau de l’eau a baissé de 7,5 mètres en un an.» Interrogé sur les causes de cette baisse, il évoque «les faibles précipitations», mais aussi «la création de plusieurs barrages en Iran qui retiennent l’eau, et une déviation du fleuve».

Près d’un tiers d’électricité en moins

Il assure que cette année, son barrage a reçu environ 900 millions de mètres cubes d’eau du fleuve. En temps normal, «la moyenne annuelle est de 4,7 milliards de mètres cubes», souligne-t-il. La chute du débit a entraîné une baisse de 30% de la production électrique au barrage.

Le dossier de l’eau représente un enjeu de taille pour l’Irak, pays riche en hydrocarbures, mais confronté à une crise énergétique aiguë, aggravée par des sécheresses de plus en plus sévères et une baisse importante des précipitations. Il s’agit par ailleurs d’un dossier ultrastratégique pour l’Irak, qui partage les eaux de plusieurs fleuves avec ses voisins, notamment ceux du Tigre et de l’Euphrate avec la Turquie et la Syrie.

Iran pas épargné par la sécheresse

L’Iran est lui aussi frappé par une pénurie d’eau et la capitale Téhéran subit sa pire sécheresse en un demi-siècle, avec une chute des précipitations de 97% en un an. Par ailleurs, les niveaux des lacs et des retenues d’eau en Iran ont baissé de moitié, indique un rapport de l’agence spatiale iranienne, cité par l’agence de presse Mehr. «Au cours du premier semestre de cette année (NDLR: du 21 mars au 22 septembre selon le calendrier iranien), l’agence a étudié les changements du niveau d’eau des lacs de 40 grands barrages. Il ressort que la superficie de l’eau s’est réduite de 10 à 70%», affirme encore Mehr.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • cequifaut le 26.10.2021 20:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    acheter l eau au prix du petrole .

  • Ramen le 26.10.2021 23:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ça avait été prédit il y a quelques années, avec la récurrence des sécheresses et de la dépendance énergétique, l'eau devient source de conflits. Nombre de cours d'eau sont partagé par plusieurs pays, couper son approvisionnement et il est évident que les voisins qui viennent derrière ne l'entendront pas de cette oreille. Imaginer demain une entreprise qui s'installe au bout de votre rue et vous impose des restrictions d'eau parce qu'elle utilise la majorité disponible, évidemment personne ne laissera faire alors entre pays...

Les derniers commentaires

  • Ramen le 26.10.2021 23:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ça avait été prédit il y a quelques années, avec la récurrence des sécheresses et de la dépendance énergétique, l'eau devient source de conflits. Nombre de cours d'eau sont partagé par plusieurs pays, couper son approvisionnement et il est évident que les voisins qui viennent derrière ne l'entendront pas de cette oreille. Imaginer demain une entreprise qui s'installe au bout de votre rue et vous impose des restrictions d'eau parce qu'elle utilise la majorité disponible, évidemment personne ne laissera faire alors entre pays...

  • cequifaut le 26.10.2021 20:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    acheter l eau au prix du petrole .