Aux États-Unis

08 juillet 2020 20:49; Act: 08.07.2020 23:19 Print

Après une «pause», le Texas reprend ses exécutions

Un homme doit recevoir une injection létale mercredi soir après 27 ans dans le couloir de la mort pour un meurtre commis en 1993.

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Les avocats du condamné demandent s'il existe une vraie différence neurologique entre les personnes de 17 et 18 ans. (photo: Keystone)

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Il aura bénéficié d’un dernier sursis de 5 mois, «grâce» au coronavirus. Mais ce mercredi soir, Billy Wardlow, 45 ans, doit recevoir une injection létale dans le pénitencier de Huntsville au Texas, 27 ans après avoir commis un meurtre. Il avait, avec l'aide de sa petite amie, braqué un homme de 82 ans, Carl Cole, pour voler son pick-up. Le vieillard opposant de la résistance, le jeune homme alors âgé de 18 ans lui avait tiré une balle entre les yeux.

Le couple avait tenté de fuir et de s'installer dans le Montana. Ils avaient été arrêtés dans le Dakota du Sud, à environ 15 heures de route du hameau du Texas où avait eu lieu l'homicide. L'avocat de Billy Wardlow, Richard Burr, s'est appuyé sur le jeune âge de son client pour contester l’évaluation de sa dangerosité et demander la suspension de l'exécution.

Septième exécution de l’année

Un jugement de la Cour suprême de 2005 a banni la peine capitale pour les personnes ayant commis un meurtre quand elles étaient âgées de 17 ans ou moins. Les avocats du condamné demandent s'il existe une vraie différence neurologique entre les personnes de 17 et 18 ans.

Dans une lettre d'aveux écrite en février 1994, Billy Wardlow écrivait à propos de l'altercation avec Carl Cole: «Etant plus jeune et plus fort, je l'ai repoussé et lui ai tiré une balle juste entre les yeux. Juste parce qu'il m'avait énervé». A son procès, il était revenu sur cette version et avait assuré que lorsqu'il avait brandi un pistolet devant Carl Cole, il avait pour but de l'intimider et non de le tuer.

L'exécution de M. Wardlow, initialement prévue le 29 avril, avait été reportée au 8 juillet en raison de la pandémie de Covid-19. Si la justice ne lui accorde pas un sursis en dernière minute, M. Wardlow sera le septième condamné exécuté depuis le début de l'année aux Etats-Unis et le troisième au Texas.

(L'essentiel/afp)