Guyane

20 septembre 2019 10:28; Act: 20.09.2019 11:21 Print

Au lieu de fusées, le cargo convoyait de la coke

Un navire cargo, transportant notamment l'étage cryotechnique des fusées Ariane et des éléments des fusées Soyouz et Vega, transportait huit kilos de cocaïne.

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C'est la chute dans l'eau d'une caisse discrètement fixée à la coque à l'arrière du navire qui a permis de découvrir le pot aux roses. (photo: AFP)

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Près de huit kilos de cocaïne ont été découverts à Kourou en Guyane, territoire français en Amérique du Sud, au port spatial de Pariacabo, sur la coque d'un navire cargo transportant habituellement des éléments de fusées, a-t-on appris jeudi soir, auprès du parquet de Cayenne.

Les faits remontent au 5 août dernier lorsqu'un navire cargo, convoyant notamment l'étage cryotechnique des fusées Ariane et des éléments des fusées Soyouz et Vega, s'apprête à quitter Kourou et le port de Pariacabo, en direction de la France métropolitaine.

Un procédé «pas du tout usuel»

Alors que le cargo effectue une manœuvre dans le port, une caisse discrètement fixée à la coque à l'arrière du navire tombe à l'eau. «Un peu moins de huit kilos de cocaïne se trouvaient à l'intérieur», a déclaré le procureur de la République de Cayenne, Samuel Finielz, confirmant une information de la page Facebook d'actualité locale du Kouroucien. L'enquête a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Fort de France (dans l'île française de Martinique) «qui dispose de plus de moyens», précise le haut magistrat.

«Ce qui interpelle c'est la singularité du moyen de transport choisi. Il s'agit d'un procédé pas du tout usuel en Guyane où nous avons plutôt des navires marchands (...) avec containers, ce qui est plutôt très surveillé. Aux Antilles, il y a davantage de navires de plaisance qui peuvent faire l'objet de grosses saisies», note par ailleurs une source proche de l'enquête.

«On a du mal à comprendre que de la drogue ait pu se trouver à un endroit censé être protégé, le port de Pariacabo, rattaché au centre spatial guyanais», pointe-t-elle par ailleurs. Contactés, le Centre national français d'études spaciales (Cnes) et la société Arianespace n'ont pas pour l'heure donné suite.

(L'essentiel/afp)