Arabie saoudite

06 avril 2019 12:20; Act: 06.04.2019 12:23 Print

Au moins huit écrivains et blogueurs arrêtés

De nouvelles arrestations de blogueurs et écrivains saoudiens ont été dénoncées par des ONG vendredi.

storybild

Image d'archive du roi Salmane d'Arabie saoudite.

Sur ce sujet
Une faute?

Les autorités saoudiennes ont arrêté au moins huit écrivains, universitaires et blogueurs, dont deux ressortissants américains, dans une nouvelle campagne de répression. Le royaume wahhabite est un allié des États-Unis. Ces nouvelles arrestations ont été annoncées par des organisations de défense des droits de l'homme vendredi, au lendemain du vote au congrès américain d'une résolution exhortant le président américain Donald Trump à arrêter tout soutien à la coalition militaire sous commandement saoudien engagée dans la guerre au Yémen.

Il s'agit aussi de la première campagne de répression massive contre des personnalités de la société civile depuis l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en octobre dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando venu de Ryad. L'organisation ALQST, basée à Londres, a précisé vendredi que huit des personnes arrêtées étaient «des écrivains et des blogueurs engagés dans des échanges publics sur les réformes» dans le royaume ultraconservateur.

Soutiens à des militantes arrêtées

Parmi elles figure une femme enceinte, ainsi qu'un écrivain et un militant, qui ont tous deux la double nationalité américaine et saoudienne. Un responsable du département d'État américain a affirmé être en contact avec Ryad à ce sujet. Le groupe «prisonniers de conscience», qui suit le sort des prisonniers politiques en Arabie saoudite, a fait état de dix personnes arrêtées.

Selon ALQST, cette campagne de répression est liée au soutien des personnes arrêtées à des militantes des droits des femmes, dont le procès est en cours. Onze femmes sont jugées depuis le 13 mars par une cour pénale à Ryad sur la base d'accusations de contacts avec des médias étrangers, avec des diplomates et avec des organisations de défense des droits humains. Elles ont notamment été accusées de porter atteinte aux intérêts nationaux et d'aider les «ennemis de l'État».

(L'essentiel/afp)