En Thaïlande

28 février 2021 22:42; Act: 01.03.2021 15:15 Print

Balles en caoutchouc contre des manifestants

Dimanche, à Bangkok, les forces de l’ordre ont sorti les grands moyens pour disperser les protestataires qui réclament la démission du gouvernement.

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Les forces de l’ordre ont tiré dimanche soir, à Bangkok, des balles de caoutchouc contre les manifestants qui réclament la démission du gouvernement thaïlandais. (photo: AFP)

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La police thaïlandaise a fait usage de balles en caoutchouc, de canons à eau et de gaz lacrymogène dimanche contre des manifestants pro-démocratie rassemblés à Bangkok devant la résidence du premier ministre, l’ancien chef de l’armée Prayut Chan-O-Cha.

Environ 2 000 manifestants, selon des estimations, ont défilé jusque devant une ancienne caserne où vit le premier ministre dont le mouvement pro-démocratie, né en 2020, réclame la démission. Des affrontements ont éclaté entre les protestataires et la police antiémeute déployée devant l’entrée de la caserne.

Trois doigts levés

Les policiers ont tenté de disperser la foule avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes, usant de la force contre les manifestants pour la première fois à Bangkok depuis plusieurs mois. Certains manifestants levaient les mains en l’air, d’autres avaient trois doigts levés en signe de résistance.

Plus tard, la police a tiré des balles en caoutchouc, selon un journaliste de l’AFP sur place. Seize manifestants ont été blessés, selon un médecin du centre d’urgences Erawan.

Des manifestants ont lancé des bouteilles de verre, des pierres et des briques en direction des policiers tandis que d’autres se repliaient vers une station-service voisine. Parmi eux figuraient des travailleurs immigrés venus de Birmanie, qui protestaient aussi contre le coup d’État militaire du 1er février.

Jeu du chat et de la souris

Malgré les appels des organisateurs à la dispersion vers 20h30 locales, de nombreux manifestants sont restés sur place, certains à moto jouant au chat et à la souris avec les policiers. Selon le collectif Thai Lawyers for Human Rights, 19 personnes ont été interpellées dont l’une âgée de 16 ans.

Le mouvement de protestation réclamant la démission du gouvernement, qui avait rassemblé des dizaines de milliers de manifestants, en majorité des jeunes, entre juillet et décembre 2020, a perdu en intensité en raison de la pandémie de Covid-19.

Mais la récente arrestation de quatre leaders du mouvement a remobilisé les manifestants. Au total, 58 manifestants ont été inculpés de lèse-majesté, un crime passible d’un maximum de 15 ans de prison, depuis le début du mouvement, qui réclame également une réforme de la richissime monarchie thaïlandaise.

(L'essentiel/AFP)

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