Aux États-Unis

13 janvier 2021 17:18; Act: 13.01.2021 19:25 Print

Barricadée, Washington est sous haute tension

Mercredi, le Congrès se prononce sur un deuxième «impeachement» historique de Donald Trump. Pour éviter toute violence, Washington est désertée et quadrillée par les autorités.

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Blocs de béton, gyrophares de police, gardes nationaux en treillis et armés, la sécurité est maximale mercredi matin dans le centre de Washington, où le Congrès se prononce sur un deuxième «impeachement» historique de Donald Trump. Ville fantôme depuis plusieurs mois à la suite des crises sanitaire et économique puis des manifestations antiracistes, la capitale fédérale est désormais le reflet d'un pays à cran, sous tension, encore ébranlé par les événements du 6 janvier au Capitole.

La Garde nationale, force militaire intérieure, protège désormais les lieux avec des hommes en armes, gilets pare-balles et uniforme de combat. Les élus de la Chambre des représentants y sont enfermés pour décider d'une mise en accusation du président républicain, la deuxième de son mandat. Images saisissantes, des dizaines de militaires ont passé la nuit à l'intérieur du bâtiment du Congrès, dormant encore à même le sol dans les salles et les couloirs alors même que les élus arrivaient.

«La ville n'est plus que l'ombre d'elle-même»

Le Capitole est entouré d'une clôture de sécurité, tout comme la Maison-Blanche depuis le printemps dernier et les manifestations qui avaient suivi la mort de George Floyd, symbole des brutalités policières envers les Américains noirs. Washington, capitale fédérale devenue métropole vibrante ces dernières années, porte les stigmates des crises successives, des douze derniers mois.

En y déambulant ces jours-ci, il s'avère difficile de distinguer les planches de restaurants fermés par la pandémie de celles de bâtiments se protégeant des violences. «C'est la première fois que je me rends (dans le centre de Washington) depuis plus d'un an, et d'habitude il y a des gens partout. C'est très, très calme. Je pense presque que (la ville) n'est plus que l'ombre d'elle-même», soutient Jaime, une mère de famille venue du Maryland, qui n'a pas souhaité donner son nom. Les écoliers qui venaient de tout le pays visiter les institutions américaines restent aujourd'hui chez eux, à l'instar des touristes étrangers. Fini également le bal de fonctionnaires et lobbyistes en costume-cravate dans les rues du centre-ville.

(L'essentiel/afp)