Russie

03 juillet 2019 12:45; Act: 03.07.2019 13:15 Print

Blackout sur l'incendie dans un sous-​​marin

Le Kremlin gardera le secret sur l'incendie ayant fait 14 morts lundi, dans un sous-marin de recherche de l'armée russe basé dans le Grand Nord.

storybild

Le Kremlin n'apprécie pas que l'on s'intéresse trop à ce qui s'est passé à Severomorsk, port militaire fermé de l'Arctique russe.

Sur ce sujet
Une faute?

Les informations détaillées sur l'incendie ayant fait 14 morts lundi dans un sous-marin de recherche de l'armée russe basé dans le Grand Nord «ne seront pas rendues publiques», a annoncé mercredi le Kremlin, invoquant le «secret d’État».

«Cette information ne peut être rendue totalement publique. Elle se trouve dans la catégorie du secret d’État», a indiqué aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qualifiant cette décision de «parfaitement normale». «Pour autant, l'état-major des forces armées russes dispose d'une information complète» sur la tragédie, a ajouté M. Peskov.

Quatorze marins, dont sept capitaines de premier rang - le grade le plus élevé des officiers navigants - ont trouvé la mort lundi soir, intoxiqués par les émanations dues à l'incendie d'un mystérieux sous-marin destiné, selon la version officielle, à l'étude des environnements marins et du fond des océans.

Souvenir douloureux

L'armée n'a donné que très peu de détails sur l'accident, mais le président Vladimir Poutine a confirmé qu'il s'agissait d'un submersible «inhabituel». Il a ordonné au ministre de la Défense Sergueï Choïgou de se rendre à Severomorsk, port militaire fermé de l'Arctique russe, pour «établir les causes de cette tragédie».

Selon les médias russes, l'appareil en question pourrait être le sous-marin nucléaire AS-12, surnommé «Locharik», un engin secret non armé conçu pour la recherche et les opérations spéciales en grandes profondeurs.

Cet accident rappelle la tragédie du sous-marin à propulsion nucléaire Koursk, fleuron de la flotte russe du Nord, qui avait sombré lors de manœuvres en mer de Barents avec 118 hommes à bord le 12 août 2000, au début du premier mandat de M. Poutine.

(L'essentiel/afp)