Problèmes médicaux

03 septembre 2019 09:39; Act: 03.09.2019 11:38 Print

Bolsonaro doit être opéré et va rater un sommet

Les séquelles de l'agression subie il y a un an obligent le président brésilien à une nouvelle opération à l'abdomen. Il n'ira donc pas au sommet sur l'Amazonie.

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Jair Bolsonaro avait subi une violente agression il y a un an. (photo: AFP/Evaristo sa)

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Le président brésilien Jair Bolsonaro a annulé pour raisons médicales sa participation à un sommet régional sur les incendies en Amazonie prévu vendredi en Colombie, a annoncé lundi son porte-parole. «Le président doit suivre un régime à base de liquide, à partir de vendredi», deux jours avant de subir une intervention chirurgicale à l'abdomen, ce qui rend son voyage «pratiquement irréalisable», a déclaré Otavio Rego Barros.

Il a ajouté que le Brésil enverra «un remplaçant» ou demandera le report de la réunion programmée à Leticia, une ville située en Amazonie colombienne sur la triple frontière entre la Colombie, le Pérou et le Brésil. Jair Bolsonaro doit être opéré dimanche pour la quatrième fois depuis l'attentat à l'arme blanche qui avait failli lui coûter la vie durant sa campagne électorale, le 6 septembre 2018. Il doit être réopéré pour «une hernie incisionnelle» à l'abdomen, c'est-à-dire une éventration de la paroi abdominale, suivie de dix jours de convalescence, selon ses médecins d'un grand hôpital de São Paulo.

Le sommet avait été proposé par le Pérou et la Colombie, le 27 août, alors que les incendies en Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde dont la majeure partie est située au Brésil, suscitaient l'inquiétude de la communauté internationale. M. Bolsonaro a affirmé lundi que l'opération qu'il doit subir ne l'empêchera pas de se rendre à New York pour défendre la position du Brésil sur l'Amazonie devant l'Assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre: «Je vais me présenter devant l'ONU même si ce doit être en fauteuil roulant ou sur un brancard, je vais y aller parce que je veux parler de l'Amazonie».

Bolsonaro avait été poignardé pendant la campagne électorale, le 6 septembre 2018.

(L'essentiel/afp)