Au Japon

17 juin 2019 10:46; Act: 17.06.2019 12:03 Print

Carole Ghosn appelle Donald Trump à l'aide

Carole Ghosn a appelé le président américain Donald Trump à intervenir auprès du Premier ministre japonais, afin de garantir «un procès équitable» à son mari Carlos Ghosn.

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Mme Ghosn (située à droite) voudrait que M. Trump fasse pression sur le Premier ministre japonais Shinzo Abe, lors du sommet du G20 organisé au Japon. (photo: AFP/Kazuhiro Nogi)

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«Les dirigeants du monde se réunissent au G20 à la fin du mois, je voudrais que le président Trump parle au Premier ministre Abe à propos de conditions équitables, de conditions de procès équitables», explique Mme Ghosn, dans une interview donnée depuis New York, à la BBC et diffusée lundi.

Mme Ghosn dispose de la double nationalité libanaise et américaine et a passé une grande partie de sa vie aux États-Unis. Dans cette interview, elle apparaît parfois au bord des larmes lorsqu'elle évoque le sort de son époux, qu'elle n'a pu voir depuis le début du mois d'avril. Libéré sous caution le 25 avril à l'issue de trois semaines de détention, M. Ghosn fait l'objet de restrictions très sévères au Japon, dont il ne peut quitter le territoire.

Carole Ghosn voudrait que M. Trump fasse pression sur le Premier ministre japonais Shinzo Abe, lors du sommet du G20 organisé au Japon, afin qu'elle puisse «parler à son mari et aussi pour que sa présomption d'innocence soit respectée».

«Il n'était pas nécessaire d'aller aussi loin»

Arrêté pour la première fois le 19 novembre à Tokyo, l'ancien patron de Renault et Nissan fait l'objet de quatre inculpations par la justice japonaise: deux pour des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux pour des cas différents d'abus de confiance aggravé, dont le détournement présumé de fonds de Nissan.

«Tout cela aurait pu être géré à l'intérieur de l'entreprise. Il n'était pas nécessaire d'aller aussi loin», a jugé Mme Ghosn.

Naguère tout-puissant, Carlos Ghosn a perdu tous ses titres au sein des trois constructeurs qu'il avait rapprochés pour bâtir la première alliance automobile mondiale: Renault, Nissan - inculpé dans un des volets de l'affaire et à l'origine de l'enquête interne qui a fait tomber son ancien sauveur - et Mitsubishi Motors.

(L'essentiel/afp)