Disparition du Boeing 777

21 mars 2014 08:02; Act: 21.03.2014 09:21 Print

Cinq avions scrutent 23 000 km² de mer glacée

Les autorités soulignent ce vendredi la difficulté de l'opération dans les mers australes isolées pour retrouver le Boeing 777 de Malaysia Airlines, disparu il y a treize jours.

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Cinq avions scrutent ce vendredi le sud de l'océan Indien, à la recherche d'objets flottants repérés par images satellitaires, peut-être des débris du vol MH370 disparu il y a presque deux semaines, mais les autorités soulignent la difficulté de l'opération dans ces mers australes isolées. Treize jours après la disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines, entre Kuala Lumpur et Pékin, les recherches se concentrent sur une vaste étendue d'eau glacée de quelque 23 000 km², à 2 500 km au sud-ouest de Perth, la principale ville de la côte ouest australienne. Très loin de la trajectoire initiale de l'avion, qui avait à son bord 239 personnes.

L'enquête a été relancée la veille par deux larges objets flottants, dont un de 24 mètres, distingués à grand peine sur des images satellites qui datent de dimanche. Qualifiée de «nouvelle et crédible» par le Premier ministre australien Tony Abbott, cette piste est «probablement la meilleure que nous ayons pour le moment», selon le responsable de l'Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA), John Young. Cinq appareils d'Australie, de Nouvelle-Zélande et des États-Unis prenaient part aux recherches vendredi. Les premiers survols, jeudi, n'avaient rien donné, les opérations ayant souffert de mauvaises conditions météo. Le temps doit s'éclaircir vendredi et faciliter l'observation des flots, selon l'agence australienne de météorologie.

«Difficile de faire plus isolé»

Mais la zone à couvrir est très loin des côtes et chaque appareil ne peut effectuer que deux heures d'observation avant de revenir à terre. Un navire marchand norvégien est arrivé jeudi dans la zone pour participer aux opérations. Un navire australien, le HMAS Success, assez puissant pour remorquer d'énormes débris, est en route mais n'arrivera pas sur place avant plusieurs jours. Après plusieurs fausses alertes, les autorités veillaient à souligner la complexité des opérations et rappelaient que les objets repérés sur les images ne provenaient peut-être pas du Boeing 777. De plus, depuis leur détection, ces objets ont pu dériver.

Pour le ministre australien de la Défense, David Johnston, c'est un «cauchemar logistique». «Nous sommes dans une région parmi les plus isolées de la planète. En fait, on peut difficilement faire plus isolé», a-t-il dit à la télévision australienne. Mais cette piste n'en relance pas moins l'enquête, engluée depuis des jours dans la confusion, les récriminations, les fausses pistes et les plus folles rumeurs. Le président chinois Xi Jinping est «anéanti» par cette affaire, a assuré vendredi le Premier ministre australien, Tony Abbott, qui lui a parlé au téléphone.

Sur les 227 passagers, 153 étaient chinois. Le vol MH370 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin s'est volatilisé peu après son décollage, le samedi 8 mars. À mi-chemin entre les côtes de Malaisie et du Vietnam, il a changé de cap, vers l'ouest, à l'opposé de son plan de vol, et ses systèmes de communication ont été désactivés «de manière délibérée» selon les autorités malaisiennes.

(L'essentiel/AFP)