Erreur judiciaire

26 février 2019 07:16; Act: 26.02.2019 10:01 Print

Condamné à tort, il reçoit 21 millions de dollars

Aux États-Unis, un homme a négocié et obtenu une indemnité, après avoir passé 39 ans en prison pour un meurtre qu'il n'avait en réalité pas commis.

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L'homme a passé 39 ans de sa vie en prison. (photo: AFP/David Mcnew)

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Un homme qui a passé 39 ans derrière les barreaux en Californie pour un double meurtre dont il était innocent va recevoir 21 millions de dollars d'indemnités. Craig Coley a toujours clamé son innocence mais avait été reconnu coupable en 1978 des meurtres de son ancienne petite amie Rhonda Wicht, 24 ans, et de Donald, le fils de cette dernière, âgé de quatre ans à l'époque. Ce vétéran de la guerre du Vietnam avait été condamné, deux ans plus tard, à la prison à perpétuité.

Craig Coley a dû attendre près de 40 ans pour être enfin libéré, gracié par le gouverneur de Californie après que des expertises ADN ont prouvé son innocence. Il est aujourd'hui âgé de 71 ans. Il vient de conclure avec la municipalité de Simi Valley (Californie), responsable de sa condamnation injustifiée, un accord lui octroyant 21 millions de dollars à titre de dédommagement. «Même si aucune somme d'argent ne peut compenser ce qui est arrivé à M. Coley, cet accord était la bonne chose à faire pour lui et notre communauté», a déclaré Eric Levitt, responsable administratif de la ville de Simi Valley.

Craig Coley a notamment été condamné sur la foi du témoignage d'un voisin, qui a assuré avoir vu son véhicule quitter les lieux du crime. Les deux victimes avaient été retrouvées mortes dans leur lit: la jeune femme avait été frappée, violée et étranglée tandis que son fils avait été étouffé. En 2016, la police et l'accusation ont rouvert l'enquête qui a permis de découvrir de nouvelles traces ADN, en l'occurrence du sperme recueilli sur les draps de la victime qui ne concordait pas avec l'empreinte génétique de M. Coley. Les enquêteurs ont également identifié d'autres suspects potentiels et, surtout, ont établi qu'il faisait trop sombre au moment des faits pour que le voisin ait pu voir le véhicule quitter les lieux comme il l'a affirmé.

(L'essentiel/afp)