Aux États-Unis

07 août 2019 17:28; Act: 07.08.2019 17:44 Print

Critiqué, Trump se rend sur les lieux des fusillades

Le président américain doit se rendre mardi à El Paso et Dayton, deux villes endeuillées par les fusillades qui ont fait 31 victimes.

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Donald Trump se rend ce mercredi sur les lieux des deux fusillades. (photo: AFP/Mandel Ngan)

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Donald Trump s'est envolé mercredi matin pour Dayton, dans l'Ohio, avant de se rendre à El Paso, au Texas, deux villes endeuillées par les fusillades du week-end où le président peut s'attendre à recevoir un accueil mitigé, voire froid. L'avion présidentiel Air Force One a quitté peu après 15h30 (Luxembourg) le tarmac de la base aérienne Andrews, près de Washington, en direction de l'Ohio, dans le nord du pays.

Avant de quitter la Maison Blanche, Donald Trump a réaffirmé que les récentes tueries n'avaient «rien à voir avec lui» et que ceux qui l'accusaient d'attiser la haine raciale aux États-Unis cherchaient à «tirer un profit politique» de leurs critiques.

Trump pointé du doigt

Depuis que deux jeunes tireurs ont, à moins de 13 heures d'intervalle, fait 22 victimes dans le Texas puis neuf dans l'Ohio, la partition du milliardaire républicain est difficile à jouer. On attend du dirigeant en lui qu'il apaise les tensions et réconforte une nation traumatisée par ces énièmes tragédies. Mais l'ancien homme d'affaires conservateur, qui s'est fait élire en traitant les Mexicains de «violeurs» et évoque régulièrement une «invasion» des États-Unis par les migrants d'Amérique centrale, est pointé du doigt.

Notamment parce que le terme d'«invasion», utilisé par l'extrême droite à travers le monde, a été repris par le jeune auteur de la tuerie d'El Paso dans un manifeste mis en ligne avant son passage à l'acte, fatal à au moins sept ressortissants mexicains.

«Rien à faire à El Paso»

À l'appel de l'organisation de défense des migrants Border Network for Human Rights, Rachel Curtis se rendra ainsi mercredi en début d'après-midi dans le parc Washington d'El Paso, à quelques encablures du Rio Grande marquant la frontière entre les États-Unis et le Mexique, pour brandir une pancarte hostile au président.

«Je suis dégoûtée», confie cette mère de famille de 40 ans. «L'homme le plus intolérant du pays est la dernière personne dont nous avons besoin pour nous réconforter. Il n'a rien à faire à El Paso après que l'un des siens y a massacré 22 personnes innocentes».

Pas le choix

Le maire républicain d'El Paso, Dee Margo, a laissé entendre qu'il n'avait pas vraiment eu le choix. Accueillir le président «relève de (sa) fonction», a souligné celui qui avait dénoncé en février les mots utilisés par Donald Trump pour décrire sa ville.

Cette dernière était «considérée comme l'une des villes les plus dangereuses du pays» jusqu'à ce que l'érection d'une barrière en fasse «l'une des plus sûres», avait avancé le locataire de la Maison Blanche quelques jours avant de s'y rendre pour défendre l'idée de son mur anti-immigration à la frontière avec le Mexique.

D'après la responsable de la communication de la municipalité texane Laura Cruz-Acosta, citée par le média local «The Texas Tribune», le président n'a d'ailleurs toujours pas réglé une ardoise de plus de 500 000 dollars pour les frais de police et de sécurité liés à ce meeting de février.

«Les mots comptent»

Nan Whaley, la maire démocrate de Dayton (Ohio), où neuf personnes ont été abattues dans la nuit de samedi à dimanche, n'accueillera pas non plus Donald Trump à bras ouverts. «Je peux seulement espérer qu'il vienne ici, en tant que président des Etats-Unis, parce qu'il souhaite apporter quelque chose à notre communauté», a-t-elle commenté, se disant «déçue» par le flou des propos présidentiels sur l'encadrement des ventes d'armes au lendemain de la double tragédie. «Je ne suis pas certaine franchement qu'il sache de quoi il parle».

Des manifestants ont prévu de déployer à Dayton le ballon «Baby Trump», personnage gonflable représentant un bébé colérique à l'effigie du président, utilisé dans de nombreuses manifestations à travers le monde. La porte-parole de la Maison Blanche Stephanie Grisham a déclaré que la journée de mercredi servirait à «rendre hommage aux victimes, réconforter les communautés et remercier les premiers secours et les professionnels de la santé pour leurs actions héroïques». Donald Trump «est un vrai leader, qui fait ce qui est juste pour son pays», a-t-elle appuyé.

À Pittsburgh en octobre dernier, quelques jours après la pire attaque antisémite de l'histoire récente des États-Unis dans une synagogue (11 morts), plus de 1500 personnes de tous âges et de toutes confessions avaient appelé le président à renoncer à ses diatribes incendiaires lors d'une manifestation inédite dans un contexte aussi tragique. «Les mensonges de Trump tuent»; «Les mots comptent» avaient notamment scandé les manifestants.

(L'essentiel/nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Peace & Love le 07.08.2019 18:25 Report dénoncer ce commentaire

    Il faudrait plutôt se demander pourquoi il y a tant de violence dans notre société. Les armes n'en sont pas la cause.

Les derniers commentaires

  • Peace & Love le 07.08.2019 18:25 Report dénoncer ce commentaire

    Il faudrait plutôt se demander pourquoi il y a tant de violence dans notre société. Les armes n'en sont pas la cause.

    • Fairytale le 07.08.2019 19:03 Report dénoncer ce commentaire

      Les armes ne sont peut-être pas la cause directe mais elles facilitent les tueries de masse dans un pays où se voir offrir une arme pour ses 10 ans est presque une tradition. Pourquoi discuter d'un problème avec son voisin alors qu'il est tellement plus facile de l'éliminer ? Quand on voit avec quelle facilité on peut se procurer une arme automatique là-bas et surtout le QI des personnes qui les ont entre les mains ça fait peur...

    • Johnson le 08.08.2019 07:33 Report dénoncer ce commentaire

      Nous ne sommes plus dans une société violente.. au moyen âge oui... mais depuis c’est ok, vu le nombre de gens sur terre, je trouve qu’on gère la situation plutôt bien. Mais c’est sûr qu’il y aura toujours des dingues

    • Bisnounours le 08.08.2019 08:38 Report dénoncer ce commentaire

      @Fairytale : si je comprends bien, si vous aviez une arme vous ne discuteriez plus avec votre voisin? J'espère que vous n'en aurez jamais.