Caraïbes

02 janvier 2019 08:24; Act: 02.01.2019 14:47 Print

Cuba n'est pas «une menace pour la région»

Cuba a fêté, mardi, les 60 ans de sa révolution en dénonçant notamment le retour d'une certaine hostilité de Washington.

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Raul Castro, premier secrétaire du Parti communiste cubain (PCC), a prononcé un discours face au cimetière de Santiago de Cuba (sud-est), où repose son frère Fidel, décédé fin 2016. (photo: AFP)

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Raul Castro, premier secrétaire du Parti communiste cubain (PCC), a dénoncé mardi, le retour des États-Unis, à une politique hostile envers l'île socialiste, à l'occasion du 60e anniversaire de sa révolution. «À nouveau, le gouvernement des États-Unis semble prendre le chemin de la confrontation avec Cuba et présenter notre pays pacifique et solidaire comme une menace pour la région», a déclaré l'ex-président (2008-2018) lors d'un discours prononcé face au cimetière de Santiago de Cuba (sud-est), où repose son frère Fidel, décédé fin 2016.

Washington et La Havane avaient entamé en décembre 2015, un rapprochement historique, rétablissant leurs relations diplomatiques après des décennies d'hostilité, mais l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, début 2017, a sonné le glas de cette réconciliation.

«Troïka de la tyrannie»

Tout en maintenant l'embargo économique imposé depuis 1962, M. Trump accuse Cuba de faire partie, avec le Venezuela et le Nicaragua, d'une «troïka de la tyrannie». «Une fois de plus, ils veulent rendre Cuba coupable de tous les maux de la région», a regretté Raul Castro, 87 ans, vêtu de son uniforme militaire et parlant d'une voix enrouée. «Je réitère notre disposition à cohabiter de manière civilisée malgré les différences, dans une relation de paix, respect et bénéfice mutuel avec les États-Unis», a-t-il ajouté, accusant «l'extrême droite en Floride», où vivent de nombreux exilés cubains, d'avoir «confisqué la politique des États-Unis envers Cuba».

M. Castro s'exprimait à l'occasion des 60 ans de la révolution cubaine, qui a été une indéniable source d'inspiration pour la gauche en Amérique latine mais est aujourd'hui fragilisée par la crise économique et l'isolement politique, la région ayant largement viré à droite.

Hasard du calendrier, l'anniversaire coïncidait avec l'investiture au Brésil du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, qui a promis que le drapeau de son pays ne serait «jamais rouge» et dit vouloir lutter contre les gouvernements du «dictateur cubain» Miguel Diaz-Canel et du «dictateur vénézuélien» Nicolas Maduro.

(L'essentiel/afp)

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