Soudan

17 janvier 2021 11:14; Act: 17.01.2021 11:35 Print

Des affrontements au Darfour font 48 morts

Des attaques de milices et des affrontements tribaux se poursuivent depuis samedi à El-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, vaste région de l’ouest du Soudan.

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Des milices armées favorables aux nomades arabes ont ensuite attaqué la ville et plusieurs maisons ont été incendiées (Photo d’illustration). (photo: AFP)

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Des affrontements tribaux et des attaques de milices au Darfour-Ouest, vaste région de l’ouest du Soudan, ont fait au moins 48 morts depuis samedi, selon un nouveau bilan publié dimanche par l’agence officielle soudanaise Suna. «Le bilan à El-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, a atteint 48 morts», a indiqué l’agence, citant la branche locale du syndicats des médecins. Les violences, qui se poursuivent, ont également fait 97 blessés, selon la même source. Samedi, des violences ont éclaté, opposant la tribu Al-Massalit aux nomades arabes à El-Geneina. Des milices armées favorables aux nomades arabes ont ensuite attaqué la ville et plusieurs maisons ont été incendiées.

Le Premier ministre Abdallah Hamdok a donné l’ordre d’envoyer une délégation de «haut rang» au Darfour-Ouest pour suivre l’évolution de la situation, avait précisé samedi Suna. Le Darfour connaît une recrudescence d’affrontements tribaux, qui ont fait 15 morts et des dizaines de blessés fin décembre, soit quelques jours avant la fin de la mission de paix conjointe de l’ONU et de l’Union africaine, une opération de 13 ans.

300 000 morts depuis 2003

Le conflit débuté en 2003 entre forces loyales au régime de Khartoum et insurgés a fait quelque 300 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années, selon les Nations unies. Pour lutter contre les insurgés, les autorités soudanaises avaient déployé les Janjawids, une milice armée composée essentiellement de nomades arabes, accusés de «nettoyage ethnique» et de viols.

Le gouvernement soudanais de transition -mis en place après la chute de l’autocrate Omar el-Béchir en avril 2019 causée par plusieurs mois de contestation populaire- a signé en octobre un accord de paix avec plusieurs groupes rebelles y compris au Darfour.

(L'essentiel/afp)

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