Alexandre Benalla

12 février 2019 12:15; Act: 12.02.2019 12:26 Print

Des contrats russes pour 2,2 millions d'euros

Selon Mediapart, l'ex-chargé de mission de l'Élysée aurait joué le rôle d'intermédiaire dans un contrat avec un proche de Poutine. Et ce, alors qu'il travaillait encore pour Macron.

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Alexandre Benalla a bien été l’architecte, depuis l’Élysée, d’un contrat sécuritaire avec un proche de Poutine. (photo: AFP/Alain Jocard)

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Il y aurait plusieurs volets dans l'affaire des liens d'Alexandre Benalla avec la Russie. Mediapart a publié lundi de nouveaux éléments qui soulignent le rôle que l'ex-chargé de mission à l'Élysée a joué dans la négociation de contrats sécuritaires avec deux oligarques russes proches de Vladimir Poutine. Des accords passés alors que Benalla travaillait encore pour Emmanuel Macron. «Les deux contrats russes négociés par l'ancien collaborateur du chef de l'État français, avant et après son départ de l'Élysée, s'élèvent à 2,2 millions d'euros», affirme le dirigeant du groupe Velours, choisi comme prestataire.

Les négociations de l'un de ces contrats, qui a donné lieu à l'ouverture d'une enquête pour corruption par le Parquet national financier la semaine dernière, se sont même tenues au siège de La République en marche (LREM) en juin dernier. Ce premier contrat a été conclu en juin 2018 entre le Russe Iskander Makhmudov et Mars, la société de Vincent Crase, ex-chargé de mission pour la sécurité à LREM.

«Alexandre Benalla a assisté à deux-trois rendez-vous sur ce contrat avec M. Crase et nous-mêmes», a déclaré lundi sur BFM TV Jean-Maurice Bernard, directeur de Velours. «M. Benalla a soufflé ou en tout cas connaissait les noms des cinq personnes qui nous ont été imposées par Vincent Crase», a-t-il ajouté.

Selon Mediapart, la première réunion d'organisation du contrat, réunissant Velours, Alexandre Benalla et Vincent Crase, aurait eu lieu mi-mars 2018, lorsqu'il travaillait encore à l'Élysée, dans un bar à chicha proche de la présidence de la République, où le collaborateur de l'Élysée avait ses habitudes.

Un autre contrat d'un montant de 980 000 euros

Signé le 25 juin 2018 avec la société Mars, ce contrat prévoyait la «protection rapprochée de la famille d'Iskander Makhmudov». Le milliardaire russe est présenté par la justice espagnole comme faisant partie d'une puissante organisation criminelle. Devant le sénat, Vincent Crase avait expliqué qu'il s'agissait de prestations pour que les trois enfants de l'oligarque bénéficient d'un accompagnement journalier. Il avait ajouté «que Makhmudov lui-même dispose d'une équipe comprenant un chauffeur et deux personnes, durant ses villégiatures en France».

En octobre dernier, ce contrat a été récupéré par la société France Close Protection. C'est cette entreprise qui a rémunéré en novembre dernier Alexandre Benalla, viré de l'Élysée fin juillet. «Le montant total de la nouvelle mouture du contrat Makhmudov s'élève à 980 000 euros. Sur cette somme, 294 000 euros ont été versés au mois d'octobre dernier à France Close Protection», écrit Mediapart.

Pour le compte de cette même société, Alexandre Benalla aurait négocié un autre contrat en décembre dernier. Cette fois, il concernait le milliardaire russo-azerbaïdjanais Farkhad Akhmedov. Son montant: 980 000 euros. Un premier virement de 353 000 euros aurait été effectué sur le compte de la société France Close Protection. Cet argent a ensuite été transféré sur le compte d'Instra Conseil, une entreprise créée un mois plus tôt par Alexandre Benalla et domiciliée au Maroc.

(L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Le Rital le 12.02.2019 14:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Politiquement correct, rien à dire.

  • Neuneu du village le 12.02.2019 15:34 Report dénoncer ce commentaire

    C'est des beaux montants pour quelques agents de sécurité ....

Les derniers commentaires

  • Neuneu du village le 12.02.2019 15:34 Report dénoncer ce commentaire

    C'est des beaux montants pour quelques agents de sécurité ....

  • Le Rital le 12.02.2019 14:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Politiquement correct, rien à dire.