En Inde

22 octobre 2017 10:57; Act: 22.10.2017 11:09 Print

Des «coupeurs de tresses» agissent masqués

Le cachemire indien est en panique. Des femmes affirment avoir été agressées par des individus qui leur ont coupé les cheveux. Et les vengeances se mettent en place.

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Tasleema aurait été attaquée en allant chercher des légumes dans le garde-manger. Son mari l'a retrouvée gisant au sol, 15 centimètres de cheveux coupés à son côté. (photo: Tauseef Mustafa)

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Une mystérieuse série d'attaques supposées contre une centaine de femmes, qui racontent qu'on leur a coupé les cheveux, sème la panique et la violence au Cachemire indien. La véracité des agressions n'est pas confirmée par les autorités et certains parlent d'inventions et de psychose. Mais vraies ou pas, les conséquences n'en sont que trop réelles.

Un homme de 70 ans a été tué par un groupe d'autodéfense depuis le début de l'affaire il y a un mois. Les médias évoquent quasi quotidiennement des bandes qui s'en prennent aux «coupeurs de tresses» supposés. À la nuit tombée en effet, des hommes armés de barres de fer et de couteaux patrouillent dans la capitale Srinagar et d'autres villes à la recherche de suspects. La police a secouru un homme souffrant de «problèmes mentaux» qu'une foule tentait d'immoler par le feu et d'écraser avec un tracteur.

Masque noir

Il est difficile de vérifier la réalité des agressions. Les témoins sont rares. Tasleema explique avoir été attaquée en allant chercher des légumes dans le garde-manger. Son mari raconte à l'AFP avoir entendu un cri et retrouvé sa femme gisant au sol inconsciente, 15 centimètres de cheveux coupés à son côté. «Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé», dit-il, brandissant la tresse. «Quelqu'un a essayé de m'étrangler par derrière. J'ai vu son visage recouvert d'un masque noir. J'ai vu ses yeux. Puis, je ne sais pas», déclare Tasleema.

La plupart des femmes étaient seules au moment des attaques supposées. Initialement, la police avait accusé les victimes de se couper elles-mêmes les cheveux. Aujourd'hui, elle offre 600 000 roupies de récompense pour toute information conduisant à l'arrestation de suspects, mais demande aussi aux victimes de se soumettre au détecteur de mensonges. Dans cette région en majorité musulmane, la plupart des femmes ont les cheveux longs et portent le voile en public.

(L'essentiel/AFP)

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