Avion disparu

09 mars 2014 16:15; Act: 09.03.2014 17:54 Print

Des débris du Boeing auraient été découverts

De possibles morceaux du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu samedi ont été aperçus au large du Vietnam, a déclaré dimanche soir un haut responsable vietnamien.

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«Un avion vietnamien dit avoir découvert deux objets brisés, semblant appartenir à un avion» au large de l'île de Tho Chu, a un haut responsable de l'aviation vietnamienne, sous couvert de l'anonymat. La nuit étant tombée, aucun repêchage n'était envisageable dimanche soir. Des bateaux seront dépêchés lundi sur place, à la limite des eaux territoriales vietnamiennes et malaisiennes. C'est dans cette même zone de la mer de Chine du sud que deux traînées de carburant de plusieurs kilomètres avaient été découvertes.

Cette annonce confirmerait le pire pour les familles des 239 personnes qui étaient à bord, près de 48 heures après la disparition de l'avion. D'autant que l'hypothèse d'une attaque terroriste s'est renforcée avec l'annonce par la Malaisie d'une enquête sur quatre personnes suspectes à bord du vol MH370 effectuant la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin. Parmi eux, au moins deux passagers ont utilisé des passeports européens volés.

L'avion a pu faire demi-tour

Les Américains, qui avaient trois ressortissants à bord, ont envoyé des agents du FBI, tout en soulignant qu'il n'y avait à ce stade aucune preuve de terrorisme. Par ailleurs, l'agence américaine de la sécurité dans les transports (NTSB) a annoncé avoir envoyé en Malaisie une équipe d'enquêteurs, accompagnés de conseillers techniques de Boeing. Le vol MH370, qui transportait 227 passagers de 14 nationalités, dont 153 Chinois et quatre Français, et 12 membres d'équipage, avait disparu des écrans radar une heure après son décollage, quelque part entre l'est de la Malaisie et le sud du Vietnam, sans avoir envoyé de signal de détresse.

«Il existe une possibilité réelle que l'avion ait fait demi-tour», a déclaré le chef de l'armée de l'air malaisienne, le général Rodzali Daud, sur la foi d'analyses radar. Mais le patron de Malaysia Airlines, Ahmad Jauhari Yahya, a souligné que les systèmes d'alerte du Boeing auraient alors été déclenchés. «Quand il y a un demi-tour en vol, le pilote ne peut pas continuer comme prévu», a-t-il ajouté, notant que les autorités étaient "perplexes". Alors que les recherches se concentraient jusqu'alors à l'est de la Malaisie, la zone a été étendue dimanche à la côte ouest. Au total, une quarantaine de navires et 22 appareils de divers pays (notamment Chine, Etats-Unis, Vietnam, Malaisie, Philippines, Singapour) participent désormais aux opérations.

227 passagers, dont deux enfants en bas âge

Si l'avion s'est abîmé en mer, il s'agirait de la catastrophe aérienne la plus meurtrière d'un avion de ligne depuis 2001, date de l'accident d'un Airbus A300 d'American Airlines qui avait fait 265 morts aux Etats-Unis. Les spéculations se sont multipliées autour des passagers suspects. Un Autrichien du nom de Christian Kozel et un Italien du nom de Luigi Maraldi apparaissent sur la liste des passagers, mais ils n'étaient à bord, selon des responsables. Tous les deux se sont fait voler leur passeport en Thaïlande en 2012 et 2013, a confirmé l'organisation policière internationale Interpol.

Le Boeing 777-200 transportait 227 passagers, dont deux enfants en bas âge, et 12 membres d'équipage malaisiens. Outre les 153 Chinois et quatre Français (dont trois élèves du Lycée français international de Pékin), se trouvaient à bord 38 Malaisiens, sept Indonésiens, six Australiens et trois Américains. Les familles de passagers, en colère en raison du manque d'information, attendaient dans l'angoisse dimanche dans un hôtel près de l'aéroport de Pékin.

(L'essentiel/AFP)